Les infirmières bulgares se sentent
abandonnées un an après leur libération
le 25 juillet 2008 à 00h00
Les infirmières et le médecin bulgares, condamnés à mort en Libye où ils avaient passé plus de huit ans en prison, se sentent abandonnés au premier anniversaire de leur libération marqué hier par un service religieux à Sofia. Trois des cinq infirmières et le médecin d’origine palestinienne, Ashraf al-Hadjuj, ont écouté, émus, la prière d’un prêtre orthodoxe qui les a bénis à l’église Sainte-Sophie dans le centre de la capitale bulgare (photo). « Pendant un an, j’ai joui de la liberté, mais j’espère que les jours heureux sont encore à venir », a déclaré Nassia Nenova, en instance de divorce, qui fait des études de kinésithérapeute à Sofia avec une autre infirmière libérée, Christiana Valtcheva. Leur collègue Valia Tcherveniachka, qui a repris son travail d’infirmière à l’hôpital de Biala Slatina et qui a du mal à joindre les deux bouts, a toutefois regretté que « tout le monde ait abdiqué » à leur égard. « Maintenant nous sommes seules », a-t-elle soupiré, faisant allusion à la campagne internationale pour leur libération sous le slogan « Vous n’êtes pas seules ». « Nous attendons qu’ils (les membres du gouvernement) fassent ce qu’ils ont promis à notre retour », a-t-elle déclaré, en référence aux promesses d’une pension à vie. À leur retour, une entreprise leur avait offert des appartements, mais ils sont toujours inhabitables, car dépourvus d’eau et d’électricité. Enfin, le gouvernement bulgare a fait un premier geste en leur reconnaissant récemment les années d’expérience professionnelle ininterrompue pendant leur séjour en prison, ce qui comptera pour le calcul de leur retraite.
Les infirmières et le médecin bulgares, condamnés à mort en Libye où ils avaient passé plus de huit ans en prison, se sentent abandonnés au premier anniversaire de leur libération marqué hier par un service religieux à Sofia. Trois des cinq infirmières et le médecin d’origine palestinienne, Ashraf al-Hadjuj, ont écouté, émus, la prière d’un prêtre orthodoxe qui les a bénis à l’église Sainte-Sophie dans le centre de la capitale bulgare (photo). « Pendant un an, j’ai joui de la liberté, mais j’espère que les jours heureux sont encore à venir », a déclaré Nassia Nenova, en instance de divorce, qui fait des études de kinésithérapeute à Sofia avec une autre infirmière libérée, Christiana Valtcheva. Leur collègue Valia Tcherveniachka, qui a repris son travail d’infirmière à l’hôpital de Biala...
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