Assad : Nous avons soutenu l’élection de Sleiman et soutenons son action politique
le 08 juillet 2008 à 00h00
Le président syrien Bachar el-Assad a indiqué, dans une interview publiée hier sur le site Internet du quotidien français Le Figaro, que des « préparatifs » étaient en cours pour organiser une réunion à Paris avec le président Michel Sleiman, en marge du sommet de l’Union pour la Méditerranée. « Je connais le président Sleiman depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises en Syrie et au Liban. Nos relations sont bonnes. Nous l’avons soutenu pour qu’il devienne président et nous le soutenons dans son action politique », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le tribunal international, le président syrien a réaffirmé que son pays «a coopéré avec les commissions d’enquête et continue à le faire ».
Répondant à une question portant sur l’établissement de relations diplomatiques entre Damas et Beyrouth, Bachar el-Assad a affirmé que « la Syrie a toujours reconnu l’indépendance du Liban ». « Nous n’avons pas d’ambassade dans plus de la moitié des pays du monde. Cela ne signifie pas pour autant que nous ne reconnaissons pas la souveraineté et l’indépendance de ces pays. L’ouverture d’une ambassade nécessite de bonnes relations entre les deux pays. Ces 3 dernières années, les relations entre les deux gouvernements n’étaient pas si bonnes. Nous attendons la formation d’un gouvernement d’unité nationale au Liban pour discuter de cette question. Mais il n’y aura pas de problèmes pour ouvrir les deux ambassades », a-t-il estimé.
Le président syrien a en outre a salué une « rupture » dans la politique de la France vis-à-vis de son pays. « Nous assistons à une rupture entre la politique actuelle de la France et la politique du passé. Cette nouvelle politique est plus réaliste et correspond davantage aux intérêts de nos deux pays. C’est une base solide pour renouer une relation saine », s’est-il félicité.
Interrogé sur la relance des négociations indirectes entre la Syrie et Israël, il a jugé « naturel qu’il y ait un manque de confiance » entre les deux parties. « En ce moment, les deux parties testent leurs intentions. Il faut maintenant trouver une base commune pour entamer des négociations directes », a-t-il dit.
Soulignant l’aspect crucial du « parrainage » de telles négociations, il a indiqué « miser sur le prochain président américain » et invité le président français à s’impliquer directement dans ce processus.
Le président syrien Bachar el-Assad a indiqué, dans une interview publiée hier sur le site Internet du quotidien français Le Figaro, que des « préparatifs » étaient en cours pour organiser une réunion à Paris avec le président Michel Sleiman, en marge du sommet de l’Union pour la Méditerranée. « Je connais le président Sleiman depuis une dizaine d’années. Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises en Syrie et au Liban. Nos relations sont bonnes. Nous l’avons soutenu pour qu’il devienne président et nous le soutenons dans son action politique », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le tribunal international, le président syrien a réaffirmé que son pays «a coopéré avec les commissions d’enquête et continue à le faire ».
Répondant à une question portant sur l’établissement de relations...
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