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Côte d’Ivoire Confusion autour d’un soulèvement des soldats de l’ex-rébellion contre leurs chefs

La situation restait incertaine hier en Côte d’Ivoire, où des soldats de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui s’étaient soulevés la veille contre leurs chefs affirmaient ne pas s’être rendus, contrairement à ce qu’avait annoncé la direction des FN. «Nous n’allons jamais rentrer en caserne tant que nos revendications ne sont pas prises en compte », a déclaré par téléphone le caporal Abdoulaye Koné, affirmant s’exprimer au nom de ses camarades de la ville de Vavoua (centre-Ouest), où la mutinerie a éclaté samedi matin avant de s’étendre à Séguéla, siège de leur commandement de l’ensemble de la zone. « La ville de Vavoua est dans nos mains. Nous sommes plusieurs centaines et nous avons nos chefs en otages », a ajouté le caporal Koné, démentant la reddition des soldats des deux villes annoncée la veille par la direction des FN. À Séguéla, « les deux parties (mutins et soldats fidèles à l’état-major FN) sont retranchées chacune dans un quartier de la ville. Aucune n’a le contrôle total de la ville », a indiqué une source militaire ayant requis l’anonymat, évoquant « un calme précaire ». Interrogé par l’AFP, le porte-parole militaire des FN, le commissaire principal Seydou Ouattara, a expliqué qu’il n’y avait pas eu finalement de reddition, car les mutins « sont revenus à la raison ». À Séguéla, le soulèvement a fait un mort chez les mutins et deux blessés, probablement « des civils », a-t-il indiqué. « Ce n’est pas une guerre. Le seul combat qui a eu lieu s’est passé quand ils ont attaqué la maison du commandant de zone par intérim », Issiaka Ouattara, dit Wattao, a précisé le porte-parole militaire. Le commandant Wattao avait été nommé le 18 mai après le limogeage pour « acte d’indiscipline » du chef de guerre Zacharia Koné, qui tenait la zone de Séguéla depuis l’éclatement de la rébellion en septembre 2002 et s’est exilé depuis à Ouagadougou. De sources concordantes, la mutinerie a éclaté en raison de l’annonce vendredi par le commandant Wattao de la nomination de nouveaux chefs dans la zone. « La principale revendication, c’est qu’ils ne veulent pas de militaires de carrière », a reconnu le porte-parole militaire des FN, rappelant que ces soldats étaient à l’origine des civils recrutés pendant le conflit. L’autre revendication, a poursuivi le porte-parole, est le versement de l’intégralité des primes de démobilisation prévues dans le cadre du processus de désarmement des ex-combattants. Les mutins réclament aussi les « dotations de riz » et les « primes de popote » qui ne sont plus versées, selon lui.
La situation restait incertaine hier en Côte d’Ivoire, où des soldats de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui s’étaient soulevés la veille contre leurs chefs affirmaient ne pas s’être rendus, contrairement à ce qu’avait annoncé la direction des FN.
«Nous n’allons jamais rentrer en caserne tant que nos revendications ne sont pas prises en compte », a déclaré par téléphone le caporal Abdoulaye Koné, affirmant s’exprimer au nom de ses camarades de la ville de Vavoua (centre-Ouest), où la mutinerie a éclaté samedi matin avant de s’étendre à Séguéla, siège de leur commandement de l’ensemble de la zone. « La ville de Vavoua est dans nos mains. Nous sommes plusieurs centaines et nous avons nos chefs en otages », a ajouté le caporal Koné, démentant la reddition des soldats des deux villes...