COURRIER
« Qu’elle aille au diable Meryl Stripp » triomphe à Paris
le 30 juin 2008 à 00h00
Le roman de Rachid el-Daïf a fait l’objet d’une adaptation française de Mohammad Kacimi. Nidal Achkar a monté la pièce au Théâtre du Rond-Point de Paris où elle se joue actuellement à guichets fermés. On parle déjà de la présenter de nouveau à la rentrée d’octobre. La mise en scène est d’une intelligence parfaite. Les deux acteurs qui jouent la pièce, Nada Abou Farjat et Nagy Souraty, sont impeccables dans leurs rôles. Nada, mi-ingénue, mi-rusée, fille simple prise dans les complications d’une virginité perdue, tient la réplique à un Nagy Souraty jusqu’à présent plutôt connu comme metteur en scène plein d’invention et d’originalité. Il se trouve que nous avons en lui un acteur de premier ordre : son énergie est superbe, sa voix juste et sa présence scénique époustouflante. On rêverait de le voir plus souvent sur les planches. La musique est de Khaled Naïm: elle est belle et n’essaie jamais de faire concurrence au déroulement de la parole. Elle intervient, on se dit, juste quand il le faut. Nidal Achkar a inventé une mise en scène presque chorégraphique : les corps sont en mouvement et font un avec le dialogue : il n’y a qu’un banc long et mince sur scène, et les phrases se mêlent aux déplacements comme si elles dégageaient autant d’énergie que de sens. Pour mieux créer une atmosphère presque surréaliste, Nidal Achkar a imaginé un décor ni tout à fait statique ni tout à fait mobile : des images de la corniche de Beyrouth alternent avec des images de guerre, comme si les conflits entre les sexes étaient le miroir ou l’archétype des conflits plus larges. Tout cela dans la lumière incomparable de Beyrouth.
Etel ADNAN
Le roman de Rachid el-Daïf a fait l’objet d’une adaptation française de Mohammad Kacimi. Nidal Achkar a monté la pièce au Théâtre du Rond-Point de Paris où elle se joue actuellement à guichets fermés. On parle déjà de la présenter de nouveau à la rentrée d’octobre. La mise en scène est d’une intelligence parfaite. Les deux acteurs qui jouent la pièce, Nada Abou Farjat et Nagy Souraty, sont impeccables dans leurs rôles. Nada, mi-ingénue, mi-rusée, fille simple prise dans les complications d’une virginité perdue, tient la réplique à un Nagy Souraty jusqu’à présent plutôt connu comme metteur en scène plein d’invention et d’originalité. Il se trouve que nous avons en lui un acteur de premier ordre : son énergie est superbe, sa voix juste et sa présence scénique époustouflante. On rêverait de le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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