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À Paris, « George » et son ami « Nicolas »

Temps fort de sa tournée d’adieux en Europe, l’étape de Paris, vendredi et samedi, a permis au président « George » d’afficher son amitié avec « Nicolas », ainsi que la confiance retrouvée entre la France et les États-Unis, après la période de tension née de la guerre en Irak. Lors d’une conférence de presse au palais de l’Élysée, M. Bush a appelé le président français par son prénom et a rappelé que la « première amie » des États-Unis lors de la lutte pour l’indépendance avait été la France. M. Bush, qui avait déroulé le tapis rouge lors de la venue de « Nicolas » à la Maison-Blanche en novembre, a rendu hommage au président français, parfois surnommé « Sarkozy l’Américain ». « C’est un homme intéressant, plein d’énergie et de sagesse », a dit M. Bush de son allié. Il a aussi complimenté son épouse Carla Bruni-Sarkozy, qualifiée de « très intelligente » et « très compétente ». Un refroidissement dans les relations avec la Grande-Bretagne depuis le remplacement de Tony Blair par Gordon Brown a fait même se demander si la « relation spéciale » entre alliés n’était pas en train de migrer de Londres à Paris. M. Sarkozy, dont les détracteurs critiquent un « alignement » sur Washington, a souligné que les deux pays avaient une relation « privilégiée », mais que ce n’était pas un phénomène nouveau lié juste à son élection, il y a un an. Depuis qu’il est au pouvoir, le président français, qui admire le dynamisme de la société américaine, s’est employé à raccommoder les liens entre les deux pays, mis à mal quand son prédécesseur Jacques Chirac avait pris la tête du front de l’opposition internationale à la guerre américaine en Irak en 2003. M. Sarkozy a durci le ton de la France vis-à-vis de l’Iran, accusé de vouloir se doter de l’arme atomique, et veut que la France réintègre le commandement militaire intégré de l’OTAN dont le général de Gaulle avait claqué la porte en 1966, dans sa volonté ombrageuse d’indépendance face aux États-Unis. M. Sarkozy a aussi décidé d’un renforcement du contingent militaire en Afghanistan, répondant à la demande des États-Unis qui veulent plus d’aide de leurs alliés pour contrer l’insurrection des talibans. Samedi, les deux hommes ont célébré la confiance retrouvée. Après plus d’une heure d’entretien avec son hôte sur les grands dossiers internationaux, M. Bush s’est déclaré « déçu » que les Iraniens aient refusé une « offre généreuse » de coopération des grandes puissances pour suspendre leur programme d’enrichissement d’uranium. L’obtention par l’Iran de la bombe nucléaire est « une menace inacceptable pour la stabilité du monde, surtout rapportée aux déclarations répétées du président actuel de l’Iran », a renchéri M. Sarkozy en référence aux menaces de Mahmoud Ahmadinejad contre Israël. Les deux responsables se sont également retrouvés pour demander à la Syrie de prendre ses distances avec Téhéran. C’est également à Paris que M. Bush aura choisi de présenter, au siège de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), un discours européen en forme de « testament ». Il y a notamment affirmé qu’il laisserait à son successeur des relations qui n’ont jamais été aussi « amples et dynamiques » entre son pays et l’Europe, en se félicitant notamment de l’émergence de nouveaux leaders sur le Vieux Continent, citant – outre M. Sarkozy –, Angela Merkel, Silvio Berlusconi et Gordon Brown.
Temps fort de sa tournée d’adieux en Europe, l’étape de Paris, vendredi et samedi, a permis au président « George » d’afficher son amitié avec « Nicolas », ainsi que la confiance retrouvée entre la France et les États-Unis, après la période de tension née de la guerre en Irak.
Lors d’une conférence de presse au palais de l’Élysée, M. Bush a appelé le président français par son prénom et a rappelé que la « première amie » des États-Unis lors de la lutte pour l’indépendance avait été la France. M. Bush, qui avait déroulé le tapis rouge lors de la venue de « Nicolas » à la Maison-Blanche en novembre, a rendu hommage au président français, parfois surnommé « Sarkozy l’Américain ». « C’est un homme intéressant, plein d’énergie et de sagesse », a dit M. Bush de son...