La formation du gouvernement d’union nationale et les incidents itinérants qui opposent des formations politiques antagonistes ont été au centre des débats de la réunion hebdomadaire du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, réuni sous la présidence du général Mich.
À l’issue de la réunion, le général Michel Aoun a affirmé que « le temps de la spoliation des droits est révolu » et que la majorité ne pourra pas former de gouvernement sans le CPL, qui ne renoncera pas aux cinq maroquins auxquels l’accord de Doha lui donne droit.
« J’ai réclamé le portefeuille des Finances », a de nouveau insisté le général Aoun, dénonçant « l’accaparement » des maroquins par certains, réclamant leur distribution « par rotation, comme cela se fait depuis toujours ».
L’ancien commandant en chef de l’armée a par ailleurs dénoncé la ruée sur les maroquins « à services ». « J’ai même, a-t-il dit, entendu une femme pressentie pour un portefeuille ministériel clamer haut et fort son désir de prendre en charge sa fonction parce qu’elle a une bataille électorale à mener. La notion de service public n’est jamais tombée aussi bas. Toutefois, le ministre n’est pas là exclusivement pour sa clientèle, mais pour tous. Il est honteux de le rappeler, le service public est du droit de tous, et il est du devoir du ministre de servir tous. »
Sur un autre plan, le général Aoun a souhaité que les ministres de la Défense et de l’Intérieur soient plus explicites au sujet des incidents qui se produisent.
« Ainsi, a-t-il enchaîné, au sujet de cet homme abattu à Saïda avec une ceinture d’explosifs à la ceinture, je ne doute pas que les faits soient vrais. Dommage seulement que cette ceinture n’ait pas été montrée par les caméras. Quant au poste de l’armée attaqué au Nord, n’aurait-il pas été préférable qu’on nous en rapporte le récit avec plus de détails, notamment sur la défense qui lui été assurée, etc. Ce sont des choses simples ; mais elles aident à renforcer le lien de confiance entre le citoyen et les services de sécurité. »
Le CPL est « impatient » de voir le gouvernement formé, a affirmé le général qui a ajouté : « Sinon... » mais sans finir sa phrase.
Pourtant, dans un entretien accordé à une revue arabe, Michel Aoun a affirmé hier qu’il était « optimiste » et que « la phase difficile est derrière nous ». « Je ne crois pas, a dit le chef du Courant patriotique libre, que quelque partie que ce soit veuille un retour à l’inquiétude et aux problèmes. »
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À l’issue de la réunion, le général Michel Aoun a affirmé que « le temps de la spoliation des droits est révolu » et que la majorité ne pourra pas former de gouvernement sans le CPL, qui ne renoncera pas aux cinq maroquins auxquels l’accord de Doha lui donne droit.
« J’ai réclamé le portefeuille des Finances », a de nouveau insisté le général Aoun, dénonçant « l’accaparement » des maroquins par certains, réclamant leur distribution « par rotation, comme cela se fait depuis toujours ».
L’ancien commandant en...