Le ministre français de la Défense Hervé Morin a salué hier à Tiré (Liban-Sud), siège de l’état-major du bataillon français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la « mission difficile » menée par la Finul dans un « contexte fragile ».
Dans un message présidentiel lu au contingent français de la Finul, M. Morin a souligné que la situation n’était « pas encore définitivement apaisée ».
Le ministre de la Défense avait quitté en milieu de journée la délégation française, pour se rendre au Liban-Sud.
M. Sarkozy, désireux selon l’Élysée de conserver « un caractère exclusivement politique » à sa brève visite au Liban, avait renoncé à se rendre auprès de la Finul.
M. Morin a rappelé « l’attentat terroriste qui a coûté la vie à six soldats de la Finul il y a un an, les combats de Nahr el-Bared, la poursuite des survols israéliens et, il y a moins d’un mois, les affrontements qui ont éclaté à Beyrouth et à Tripoli ».
Ces faits « nous montrent que rien n’est encore définitivement réglé et que la paix n’est pas encore entièrement acquise », a-t-il poursuivi.
« Un grand pas a été accompli avec l’élection du général Sleiman à la présidence » du Liban, a-t-il observé poursuivant sa lecture du message présidentiel.
Selon le texte, il s’agit désormais « d’œuvrer pour que le dialogue qui a été entamé entre toutes les parties débouche sur une normalisation durable de la situation politique au Liban et dans la région ».
« Dans ce contexte fragile, la mission de la Finul est difficile, a-t-il insisté, appelant à redoubler d’efforts pour aider l’armée libanaise à assurer, seule, le contrôle du Liban-Sud, à lui faciliter le plein exercice de la souveraineté libanaise dans cette région si sensible. »
« La première source de danger ici est l’extrémisme sunnite qui trouve sa logistique dans les camps palestiniens », a estimé pour sa part le général français François Estrate, chef d’état-major de la Finul, interrogé par l’AFP.
« Le camp palestinien de Aïn el-Héloué, qui présente le plus de danger au Liban, situé près de Saïda, est le théâtre de mouvements quasi permanents de groupes plus ou moins affiliés à el-Qaëda », a-t-il affirmé.
Selon le général italien Claudio Graziano, commandant de la Finul, la situation est cependant « sous contrôle » dans la mesure où les Casques bleus remplissent leur principale tâche, « le maintien du cessez-le-feu ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre français de la Défense Hervé Morin a salué hier à Tiré (Liban-Sud), siège de l’état-major du bataillon français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban, la « mission difficile » menée par la Finul dans un « contexte fragile ».
Dans un message présidentiel lu au contingent français de la Finul, M. Morin a souligné que la situation n’était « pas encore définitivement apaisée ».
Le ministre de la Défense avait quitté en milieu de journée la délégation française, pour se rendre au Liban-Sud.
M. Sarkozy, désireux selon l’Élysée de conserver « un caractère exclusivement politique » à sa brève visite au Liban, avait renoncé à se rendre auprès de la Finul.
M. Morin a rappelé « l’attentat terroriste qui a coûté la vie à six soldats de la Finul il y a un an,...