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Les dirigeants politiques français « unis » pour le Liban

Ils ont atterri à Beyrouth une demi-heure avant le président Nicolas Sarkozy, fatigués par une nuit dans un Falcon labélisé « République française », mais visiblement satisfaits de faire partie de cette mission de soutien au président Michel Sleiman. Le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le président du MoDem François Bayrou, le président des Radicaux de gauche Jean-Michel Baylet sont descendus l’un après l’autre. Suivis par la communiste Marie-Georges Buffet, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande et l’invitée de la dernière heure, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. « La gauche était au fond de l’avion, le centre au milieu et Patrick Devedjian devant », racontera plus tard Jean-Pierre Raffarin. Pour l’heure, en attendant l’arrivée du Premier ministre François Fillon, également requis par Nicolas Sarkozy, et du chef de l’État lui-même, ils expliquent leur présence aux journalistes avec parfois presque les mêmes mots. « C’est pour montrer que la société française ne se divise pas sur la situation du Liban, que pour tout le monde le Liban a une importance capitale », dit ainsi Patrick Devedjian. C’est un « geste d’unité nationale » et un « signe de soutien et d’amitié » envers le Liban qui est « très important pour la France », confirme François Bayrou. « Ce qui se passe ici engage tout l’équilibre de la région », dit-il. Le président du MoDem ne craint-il pas la récupération politique de la part de Nicolas Sarkozy ? « Je ne suis pas tout à fait tombé de la dernière pluie, j’imagine que ça peut être une tentation ici ou là, répond-il. Mais pour moi ce n’est pas le sujet. On n’est pas là pour la politique française, on est là pour le Liban. » Rassemblement Quant au Hezbollah, dont il rencontrera au déjeuner un représentant, c’est « un acteur déterminant de la région », estime le député béarnais. François Hollande juge pour sa part « très important que la France, dans toute sa diversité, marque son attachement à l’unité et à l’intégrité du Liban (...) et surtout son exigence par rapport à des pressions qui viennent de l’extérieur, pour parler clair, de l’Iran et de la Syrie ». Le premier secrétaire du PS précise qu’il avait posé comme conditions à sa participation à ce voyage qu’il n’y ait pas de récupération politique et que toutes les sensibilités représentées au Parlement français soient là. « Il y a suffisamment de sujets qui me permettent de m’opposer à Nicolas Sarkozy pour que, au moins sur cette question-là (le Liban), nous puissions sans crainte vouloir le rassemblement », ajoute-t-il. Marie-Georges Buffet assure avoir accepté immédiatement l’invitation du chef de l’État et n’avoir posé aucune condition à sa venue. « Ceux qui voudraient récupérer de façon politicienne un tel événement tromperaient le peuple libanais », avertit-elle cependant. Nicolas Sarkozy a remercié à plusieurs reprises les dirigeants politiques de droite et de gauche d’avoir accepté son invitation à l’accompagner à Beyrouth. Avant le discours du président de la République à la communauté française de Beyrouth, à la fin de la visite, ils sont apparus ensemble sur le perron de la Résidence des Pins, sous les applaudissements de la petite foule rassemblée dans les jardins, qu’ils ont saluée. Ils sont ensuite repartis pour Paris dans l’avion du chef de l’État.
Ils ont atterri à Beyrouth une demi-heure avant le président Nicolas Sarkozy, fatigués par une nuit dans un Falcon labélisé « République française », mais visiblement satisfaits de faire partie de cette mission de soutien au président Michel Sleiman.
Le secrétaire général de l’UMP Patrick Devedjian, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le président du MoDem François Bayrou, le président des Radicaux de gauche Jean-Michel Baylet sont descendus l’un après l’autre. Suivis par la communiste Marie-Georges Buffet, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande et l’invitée de la dernière heure, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.
« La gauche était au fond de l’avion, le centre au milieu et Patrick Devedjian devant », racontera plus tard Jean-Pierre...