« Khalass », la lettre ouverte au vitriol adressée aux hommes politiques
le 06 juin 2008 à 00h00
Dans une lettre ouverte adressée aux responsables politiques libanais, plusieurs associations de la société civile ont stigmatisé le « bazar » auquel se livrent les protagonistes à la veille de la formation du gouvernement d’union nationale. Pour la première fois, des associations telles que Khalass, l’Alliance pour un Liban qui n’est pas à vendre, la Campagne civile pour la réforme électorale et l’Union libanaise des handicapés physiques ont dénoncé « les fromagistes » qui continuent de marchander pour l’attribution des postes ministériels, à l’instar de ce qu’ils ont fait à Doha lors des débats sur la loi électorale.
Voici en substance, des extraits de la lettre adressée aux responsables libanais :
« Nous vous avions déjà signifié de ne pas rentrer (de Doha) au Liban si vous ne parvenez pas à un accord. Vous voilà de retour mais seulement après avoir convenu de vous liguer contre nous. Si seulement vous étiez restés là où vous étiez... »
« Vous avez occulté nos aspirations et notre volonté de changement en vous répartissant entre vous les sièges des circonscriptions que vous avez concoctés à votre mesure. Vous voilà à nouveau lancés dans des accusations mutuelles et dans une compétition pour proclamer, chacun de son côté, la victoire. »
« Nous vous disons clairement : vous avez certes tous réussi à sauvegarder d’avance vos sièges, mais le grand perdant est le peuple libanais dont nous faisons partie, celui qui a perdu en chemin sa dignité et s’est trouvé humilié à cause de vos prestations à l’étranger. »
« Nous avions explicitement revendiqué une loi électorale juste et équitable, une loi qui assure une bonne représentation du peuple libanais, et leur ouvre la voie pour demander des comptes aux responsables politiques. Mais en vain (...) »
« Vous voilà donc de retour, comme si de rien n’était, pour recommencer à négocier la répartition des postes ministériels, en vue de la formation d’un gouvernement présumé d’union nationale. Or, ce ne sera qu’un gouvernement incarnant votre seule unité et le complot que vous fomentez contre nous. »
« Au lieu d’aspirer à un gouvernement neutre qui pave la voie à une loi électorale digne de ce pays, une loi qui prévoie les réformes auxquelles nous aspirons, vous affichez vos querelles en public et vous vous chamaillez pour la répartition des quotes-parts. »
Et les associations de conclure en chœur : « Assez ! (Khalas !) »
« Nous en avons assez du confessionnalisme, de la personnification du pouvoir, de l’égocentrisme, de la violation des droits du citoyen et de l’absence de vision nationale réelle. Cessez donc de violer le concept de l’État. Assez ! »
Dans une lettre ouverte adressée aux responsables politiques libanais, plusieurs associations de la société civile ont stigmatisé le « bazar » auquel se livrent les protagonistes à la veille de la formation du gouvernement d’union nationale. Pour la première fois, des associations telles que Khalass, l’Alliance pour un Liban qui n’est pas à vendre, la Campagne civile pour la réforme électorale et l’Union libanaise des handicapés physiques ont dénoncé « les fromagistes » qui continuent de marchander pour l’attribution des postes ministériels, à l’instar de ce qu’ils ont fait à Doha lors des débats sur la loi électorale.
Voici en substance, des extraits de la lettre adressée aux responsables libanais :
« Nous vous avions déjà signifié de ne pas rentrer (de Doha) au Liban si vous ne parvenez pas à...
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