«Le discours et l’éducation nationale dont bénéficie l’armée ont constitué le fondement même de la doctrine de l’armée qui repose essentiellement sur la sauvegarde de l’unité nationale. »
C’est ce qu’a déclaré hier le chef de l’État, le général Michel Sleimane, devant les hauts gradés de l’armée venus le féliciter pour son élection à la présidence. M. Sleiman, qui s’exprimait devant une délégation formée des membres de l’état-major, du Conseil militaire et des chefs de services de renseignements, a saisi l’occasion pour mettre en relief l’expérience « réussie » de l’institution militaire en termes de dévouement, de sacrifices, de culture nationale et surtout, de convivialité que nourrissent le travail d’équipe et l’esprit d’entraide, comme l’a relevé le chef de l’État.
« La caractéristique du Liban est sa coexistence. Sa valeur réside dans son pluralisme communautaire », a indiqué le président Sleimane. Et de rappeler que l’accord de Taëf a explicitement prévu au paragraphe « J » du préambule l’obligation de respecter l’entente nationale.
« Nous avons mis en application cette règle au sein de l’institution militaire qui, lorsqu’elle agit en tant qu’institution, le fait dans l’esprit d’une équipe solidaire. Nos décisions sont prises de manière collégiale, au sein d’un groupe de travail qui a été capable de prendre les bonnes résolutions. C’est précisément ce qui a consolidé l’unité nationale », a-t-il dit.
Il a rappelé que l’unanimité recueillie autour de sa personne pour prendre en charge la République est le fruit de la gestion qu’il a faite de l’institution militaire, notamment « lors d’une phase des plus difficiles au cours de laquelle l’armée a réussi à sauvegarder son unité tout en exécutant des missions importantes et ardues en dépit de ses maigres ressources ».
S’adressant directement à ses officiers, le président a exprimé sa confiance envers eux et en leurs compétences, les exhortant à poursuivre le chemin.
« Je suis prêt à prodiguer les conseils s’il le faut et à guider ceux qui le désirent lorsque cela est nécessaire. Mais je ne m’immiscerai jamais dans votre travail, sauf en cas d’atteinte à l’intérêt public et national. »
Et le président de les inviter enfin à assurer la coopération requise avec les autres institutions sécuritaires, « notamment les Forces de sécurité intérieure, qui sont d’un grand soutien à l’armée. Lorsque le pays fait face à des problèmes mineurs, ce sont les unités des FSI qui se mobilisent en premier, et ce pour prévenir que l’incident ne prenne une plus grande dimension ».
« Par conséquent, il est absolument nécessaire d’œuvrer à consolider les Forces de sécurité intérieure ainsi que l’armée en termes de ressources humaines et d’équipements », a-t-il indiqué.
Prenant la parole à son tour, le chef de l’état-major, le général Chawki el-Masri, a tenu à relever « le vide » laissé par le chef de l’armée au sein de l’institution, assurant que le commandement œuvre, de manière « collégiale » et par le biais de la « concertation », à prendre les décisions adéquates, « exactement comme vous nous l’aviez enseigné ».
« Nous sommes engagés à déployer tous les efforts possibles pour garder l’institution de l’armée au service de l’ensemble du peuple libanais et qu’elle bénéficie de la confiance de tous les citoyens. »
Par ailleurs, le défilé de personnalités venues rencontrer le président s’est poursuivi hier.
Parmi les visiteurs de Baabda, le vice-Premier ministre et ministre qatari de l’Industrie et de l’Énergie, Abdallah Attié, qui a souhaité au président, au nom de l’émir et du Premier ministre qatari, plein succès dans sa gestion des affaires de l’État.
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C’est ce qu’a déclaré hier le chef de l’État, le général Michel Sleimane, devant les hauts gradés de l’armée venus le féliciter pour son élection à la présidence. M. Sleiman, qui s’exprimait devant une délégation formée des membres de l’état-major, du Conseil militaire et des chefs de services de renseignements, a saisi l’occasion pour mettre en relief l’expérience « réussie » de l’institution militaire en termes de dévouement, de sacrifices, de culture nationale et surtout, de convivialité que nourrissent le travail d’équipe et l’esprit d’entraide, comme l’a relevé le chef de...