Nucléaire
Rafsandjani dénonce un
« piège » tendu par l’AIEA
le 31 mai 2008 à 00h00
Akbar Hachémi Rafsandjani, ancien président de l’Iran, a estimé hier que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne cherchait qu’à « piéger » Téhéran en sollicitant de plus amples informations sur des tentatives présumées de militarisation de son programme nucléaire. M. Rafsandjani se référait à une réunion tenue jeudi à huis clos en présence de diplomates. Lors de celle-ci, Olli Heinonen, chef des inspecteurs de l’AIEA, avait dit avoir rassemblé des informations, en provenance de 10 pays, suggérant que l’Iran avait par le passé étudié la militarisation de son programme nucléaire. Lundi, l’AIEA avait déjà augmenté d’un cran la pression contre l’Iran dans son dernier rapport, plus offensif qu’à l’accoutumée, dénonçant le refus persistant de Téhéran de s’expliquer sur ce sujet. Depuis la publication de ces « prétendues études » en février, Téhéran les a constamment qualifiées de « sans fondement » et évoqué des renseignements « fabriqués ». Les grandes puissances « n’ont rien à faire d’une telle information, ils veulent obtenir un prétexte pour servir leurs buts maléfiques, au nom desquels ils ont remis en cause les droits légitimes de notre nation (...) Si l’AIEA continue comme ça, elle perdra tout son crédit parmi ses membres », a encore clamé M. Rafsandjani. Il a appelé les grandes puissances à négocier avec la République islamique, et prévenu que les « menaces et conditions préalables » ne feraient que « les éloigner de leur but » et amèneraient l’Iran à ne plus pouvoir coopérer.
Akbar Hachémi Rafsandjani, ancien président de l’Iran, a estimé hier que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne cherchait qu’à « piéger » Téhéran en sollicitant de plus amples informations sur des tentatives présumées de militarisation de son programme nucléaire. M. Rafsandjani se référait à une réunion tenue jeudi à huis clos en présence de diplomates. Lors de celle-ci, Olli Heinonen, chef des inspecteurs de l’AIEA, avait dit avoir rassemblé des informations, en provenance de 10 pays, suggérant que l’Iran avait par le passé étudié la militarisation de son programme nucléaire. Lundi, l’AIEA avait déjà augmenté d’un cran la pression contre l’Iran dans son dernier rapport, plus offensif qu’à l’accoutumée, dénonçant le refus persistant de Téhéran de s’expliquer sur...
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