Rice est « trop conciliante » avec Bush sur la politique étrangère, estime McClellan
le 30 mai 2008 à 00h00
L’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, dont le livre brûlot provoque des remous à Washington, a attaqué hier la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, la jugeant « trop conciliante » avec le président Bush sur la politique étrangère. « Elle et le président (George W. Bush) sont tout à fait dans les mêmes dispositions d’esprit concernant la politique étrangère », a assuré M. McClellan sur la chaîne de télévision NBC. À la Maison-Blanche, « j’avais l’impression qu’elle était trop souvent trop conciliante, se rangeant à son point de vue au lieu de débattre et de mettre en cause ses opinions, et trop accommodante aussi avec les autres membres de l’équipe en charge de la politique étrangère, comme le vice-président (Dick Cheney), le secrétaire à la Défense (d’alors Donald) Rumsfeld, et se montrait trop déférente envers toutes ces personnes », a poursuivi l’ancien porte-parole de George W. Bush, dont l’ouvrage What happened : inside the Bush White House and Washington’s culture of deception (Ce qui s’est passé : au cœur de la Maison-Blanche de Bush et la culture de la désinformation à Washington) paraît lundi.
À Stockholm, où elle participe à une réunion sur l’Irak, Mme Rice a déclaré hier que les États-Unis « n’étaient pas seuls » à penser que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, en réponse aux accusations portées dans son livre par M. McClellan sur la propagande présidentielle et l’inutilité de l’intervention en Irak. Elle a ajouté qu’elle ne ferait aucun commentaire sur les propos de l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche.
M. McClellan a répété de son côté que « tout était centré sur l’objectif de modeler et manipuler l’information à son avantage... C’est ce que Washington est devenu aujourd’hui. C’est cela le but du jeu, une bataille de pouvoir et d’influence ». « Mentir ou pas, a-t-il poursuivi, ce n’est pas le problème. »
L’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, dont le livre brûlot provoque des remous à Washington, a attaqué hier la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice, la jugeant « trop conciliante » avec le président Bush sur la politique étrangère. « Elle et le président (George W. Bush) sont tout à fait dans les mêmes dispositions d’esprit concernant la politique étrangère », a assuré M. McClellan sur la chaîne de télévision NBC. À la Maison-Blanche, « j’avais l’impression qu’elle était trop souvent trop conciliante, se rangeant à son point de vue au lieu de débattre et de mettre en cause ses opinions, et trop accommodante aussi avec les autres membres de l’équipe en charge de la politique étrangère, comme le vice-président (Dick Cheney), le secrétaire à la Défense...
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