Le ministre égyptien de la Culture
cible d’Israël et du Centre Wiesenthal
le 24 mai 2008 à 00h00
Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, candidat à la tête de l’Unesco, s’est attiré les foudres d’Israël et du Centre Wiesenthal pour s’être dit prêt à « brûler » des livres israéliens.
«Je brûlerais moi-même des livres israéliens si j’en trouvais dans les bibliothèques égyptiennes », avait affirmé Farouk Hosni le 10 mai au Parlement égyptien, en réplique à une interpellation d’un député de l’opposition.
Cette phrase, non contestée, mais relativisée par M. Hosni, a suscité une protestation officielle d’Israël relayée par son ambassadeur au Caire, Shalom Cohen, auprès du ministère des Affaires étrangères.
Le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la recherche d’anciens criminels nazis, a écrit cette semaine au directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura, estimant M. Hosni disqualifié pour lui succéder après 2009 à la tête de l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture.
Pour sa défense, M. Hosni a affirmé à l’AFP avoir seulement utilisé « une expression populaire pour prouver l’inexistence de quelque chose », en l’occurrence des livres israéliens dans des bibliothèques égyptiennes.
Si le régime du président Hosni Moubarak entretient des relations politiques, sécuritaires et économiques avec l’establishment israélien, il ne fait rien pour un rapprochement culturel. Rarissimes sont les ouvrages israéliens traduits, aucun film produit en Israël, même pacifiste, n’est présenté en Égypte, et un boycottage total est entretenu contre les artistes et intellectuels israéliens de tous bords.
Pour l’ambassadeur d’Israël, M. Hosni a dépassé les limites. « Se prononcer contre la normalisation culturelle est une chose, exhaler de la haine qui va à l’encontre d’un bon dialogue politique est inacceptable. » « J’ai fait part au ministre égyptien des Affaires étrangères de notre stupéfaction devant une telle déclaration qui rappelle de sombres pages de l’histoire récente », a dit M. Cohen à l’AFP.
Plus explicite est la lettre envoyée à l’Unesco par le responsable international du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, qui le traite « d’incendiaire littéraire », à l’exemple du ministre nazi de la Culture Joseph Goebbels. Il a affirmé dans ce courrier publié sur le site du centre que M. Hosni avait déjà « personnellement invité » l’écrivain français Roger Garaudy, condamné pour négationnisme de l’Holocauste.
Alors que M. Cohen a dit qu’Israël n’avait « pas de position contre la candidature de M. Hosni » à l’Unesco, le Centre Wiesenthal appelle à y faire barrage.
Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, candidat à la tête de l’Unesco, s’est attiré les foudres d’Israël et du Centre Wiesenthal pour s’être dit prêt à « brûler » des livres israéliens.
«Je brûlerais moi-même des livres israéliens si j’en trouvais dans les bibliothèques égyptiennes », avait affirmé Farouk Hosni le 10 mai au Parlement égyptien, en réplique à une interpellation d’un député de l’opposition.
Cette phrase, non contestée, mais relativisée par M. Hosni, a suscité une protestation officielle d’Israël relayée par son ambassadeur au Caire, Shalom Cohen, auprès du ministère des Affaires étrangères.
Le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la recherche d’anciens criminels nazis, a écrit cette semaine au directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura,...
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