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Actualités - Biographie

Michel Sleimane, un homme de consensus bientôt à la tête de l’État

C’est le branle-bas au palais de Baabda où l’on s’attelle au grand ménage avant l’arrivée de Michel Sleimane, le commandant en chef de l’armée qui sera bientôt le 12e président du Liban. Né le 21 novembre 1948 à Amchit, dans le caza de Jbeil, Michel Sleimane assume les responsabilités du commandement de l’armée depuis le 21 décembre 1998, alors que le Liban est encore sous la tutelle syrienne. Le commandant en chef de l’armée a su préserver l’unité de ses troupes et rester à l’écart des luttes de pouvoir, s’imposant comme un homme de consensus malgré les réserves de ceux qui voyaient en lui un allié de Damas, selon l’AFP. En presque dix ans, il s’est toujours abstenu de prendre parti dans les luttes politiques et confessionnelles. « Ce qui met l’armée à l’abri des divisions, c’est qu’elle reste loin de la politique et de ses dissensions », expliquait-il récemment. L’armée s’est pourtant attirée de vives critiques pour être restée passive, au nom de la défense de son unité, lors du coup de force mené dernièrement à Beyrouth par l’opposition. « Impliquer l’armée dans les troubles intérieurs ne servirait que les intérêts d’Israël », a répondu le général Sleimane, se défendant de tout parti pris. « L’armée est ma vie, j’y suis attaché et je n’accepterai jamais de la voir divisée », disait-il il y a quelques mois à l’AFP. Il a gagné le respect des Libanais lorsque l’armée est restée en dehors des grandes manifestations qui ont suivi l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Le général Sleimane avait alors refusé de déployer l’armée pour réprimer les rassemblements. D’autres événements récents ont renforcé sa position, comme le déploiement de l’armée au Sud après l’offensive israélienne contre le Hezbollah pendant l’été 2006. En janvier 2007, il avait décrété, pour la première fois en 10 ans, un bref couvre-feu pour mettre fin à des heurts entre sunnites et chiites. Les combats contre Fateh el-Islam, entre mai et septembre 2007 dans le camp palestinien de Nahr el-Bared, au Nord, ont imposé l’armée comme un facteur d’unité dans un pays en proie aux luttes politiques, en dépit de ses difficultés à neutraliser les islamistes. Concernant les relations du Liban avec la Syrie, le général Sleimane a observé : « Nous ne devons pas nous contenter d’insulter la Syrie, nous devons plutôt établir des relations équitables, comme deux États souverains. » Cet homme affable, à la voix douce, est le fils d’un membre des Forces de sécurité intérieure (FSI) et a rejoint l’armée en 1967. Il estime que la religion doit rester à l’écart de la politique. Au cours de sa carrière militaire, Michel Sleimane a occupé plusieurs postes de commandement. Il a été chef de section, commandant de bataillon, entraîneur à l’École militaire et à l’École des sous-officiers. Il a été nommé chef des services de renseignements de la région du Mont-Liban, en décembre 1990. Il a été secrétaire de l’état-major en août 1991. Il a dirigé la 11e brigade d’infanterie en juin 1993 lors des confrontations avec les Israéliens sur les fronts du Sud et de la Békaa-Ouest. Le 15 janvier 1996, il a été nommé commandant de la 6e brigade d’infanterie. Michel Sleimane est détenteur de nombreuses décorations, médailles et félicitations, notamment de l’ordre national du Cèdre, de grade de chevalier, grand cordon, de l’ordre du Mérite libanais des 3e,2e et 1re classes, de l’ordre de Valeur militaire – échelon argent, de la médaille de guerre, de l’ordre de l’Appréciation militaire – échelon argent, de la médaille de l’Unité nationale... Il est aussi détenteur de la médaille militaire, de la médaille des FSI, de la médaille de la Sûreté générale, de la médaille de la Sécurité de l’État, de la médaille commémorative des conférences pour l’an 2002. Le commandant en chef de l’armée a suivi de nombreuses sessions militaires. Il a obtenu un diplôme en gestion des ressources défensives aux États-Unis, en 1995, et un diplôme en techniques d’état-major en France en 1981. L’officier, qui parle français et anglais, est diplômé de l’École militaire de Beyrouth en 1970 et titulaire d’une licence en sciences politiques et administratives de l’Université libanaise. Amateur de natation et de tennis, il est marié à Wafaa Sleimane et père de trois enfants.
C’est le branle-bas au palais de Baabda où l’on s’attelle au grand ménage avant l’arrivée de Michel Sleimane, le commandant en chef de l’armée qui sera bientôt le 12e président du Liban.
Né le 21 novembre 1948 à Amchit, dans le caza de Jbeil, Michel Sleimane assume les responsabilités du commandement de l’armée depuis le 21 décembre 1998, alors que le Liban est encore sous la tutelle syrienne.
Le commandant en chef de l’armée a su préserver l’unité de ses troupes et rester à l’écart des luttes de pouvoir, s’imposant comme un homme de consensus malgré les réserves de ceux qui voyaient en lui un allié de Damas, selon l’AFP.
En presque dix ans, il s’est toujours abstenu de prendre parti dans les luttes politiques et confessionnelles. « Ce qui met l’armée à l’abri des divisions, c’est...