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Polémique entre le Tachnag et un conseiller du Premier ministre

Sur fond de découpage électoral, une nouvelle polémique est née hier. Elle a opposé le conseiller du Premier ministre Radwane Sayyed au parti Tachnag, au secours duquel a volé le député Nabil Nicolas. C’est M. Sayyed qui a déclenché la polémique en se demandant, dans une interview à une radio locale, comment les Arméniens qui ne possèdent rien en Arménie réclament le tiers des députés de Beyrouth ? Tard en soirée, M. Sayyed a cependant publié un communiqué, précisant ses propos et affirmant qu’il voue tout le respect possible à la communauté arménienne. Sayyed s’en est pris aussi au Hezbollah « qui se présente comme le défenseur des minorités » et au général Aoun « qui ne veut pas d’autre président que lui ». Il a aussi accusé l’opposition de faire échouer toutes les propositions. Le parti Tachnag a aussitôt riposté en accusant le conseiller de M. Siniora d’être dangereusement raciste et de remettre en cause le principe même de citoyenneté. « Des personnes qui tiennent de tels propos ne méritent pas d’avoir un rôle, même s’il n’est que simple conseiller, dans un pays pluraliste comme le Liban, basé sur l’ouverture, la coexistence et la fraternité », précise le communiqué du parti Tachnag. Le communiqué se demande aussi comment les Arméniens du Liban, qui se trouvent sur place depuis, et même avant, la naissance de la République libanaise, pourraient-ils avoir des droits politiques dans un autre pays que le leur ? Selon le communiqué, les Arméniens qui sont venus au Liban, qui ont obtenu la nationalité libanaise dès la création de l’État libanais, qui n’ont jamais participé à la guerre, qui ont construit alors que d’autres détruisaient ne seraient donc que des Libanais de nom, sans avoir les droits élémentaires des citoyens de ce pays... Le communiqué se demande enfin de quel droit le conseiller du Premier ministre retire la nationalité à des citoyens présents sur cette terre dès le début du siècle dernier alors que les autorités libanaises cherchent à redonner cette même nationalité à ceux qui sont partis depuis des décennies ? Les précisions de Radwane Sayyed En soirée, M. Radwane Sayyed a publié un communiqué précisant et relativisant ses propos, soulignant qu’il voue tout le respect possible aux membres de la communauté arménienne à Beyrouth et dans toutes les régions libanaises. « Tout ce que j’ai voulu dire, a souligné M. Sayyed, c’est que les fils de Beyrouth ont le sentiment d’être la cible de diverses parties, plus particulièrement après l’attaque armée dirigée contre la capitale et sa population. Les habitants de Beyrouth veulent défendre leurs droits politiques, comme les habitants d’autres régions. Certains ont peut-être mal interprété mes propos et ont voulu les exploiter sur les plans médiatique et politique. » Et M. Sayyed d’ajouter : « Nous avons été habitués au Liban de voir nos frères et concitoyens arméniens adopter une attitude neutre dans les conflits politiques et confessionnels internes. D’aucuns ont le sentiment que certaines factions tentent de les exploiter. Nous les exhortons de demeurer conscients de l’importance de la formule libanaise. » Et de conclure : « J’ai beaucoup d’estime et de respect pour mes frères et concitoyens arméniens avec lesquels nous partageons un même sort pour l’édification d’un Liban arabe, libre, souverain et indépendant. »
Sur fond de découpage électoral, une nouvelle polémique est née hier. Elle a opposé le conseiller du Premier ministre Radwane Sayyed au parti Tachnag, au secours duquel a volé le député Nabil Nicolas.
C’est M. Sayyed qui a déclenché la polémique en se demandant, dans une interview à une radio locale, comment les Arméniens qui ne possèdent rien en Arménie réclament le tiers des députés de Beyrouth ? Tard en soirée, M. Sayyed a cependant publié un communiqué, précisant ses propos et affirmant qu’il voue tout le respect possible à la communauté arménienne. Sayyed s’en est pris aussi au Hezbollah « qui se présente comme le défenseur des minorités » et au général Aoun « qui ne veut pas d’autre président que lui ». Il a aussi accusé l’opposition de faire échouer toutes les propositions.
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