Zimbabwe
L’opposition en campagne promet « d’enterrer » le régime Mugabe
le 19 mai 2008 à 00h00
L’opposition zimbabwéenne a lancé hier sa campagne pour le second tour de la présidentielle du 27 juin, malgré l’absence de son chef Morgan Tsvangirai, avec la volonté affichée « d’enterrer » le régime du président Robert Mugabe.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) a tenu son premier meeting à Bulawayo (Sud), sa grande place forte, en l’absence de son chef qui avait reporté son retour samedi. « Cette fois, nous allons gagner encore plus largement », a assuré la vice-présidente du MDC, Thokozani Khupe, dans un discours à ses partisans. « Nous avons décidé de participer à ce second tour (...) parce que nous voulons donner le coup de grâce à Mugabe », a-t-elle martelé. « Le 27 juin, nous enterrerons la Zanu-PF (l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique, au pouvoir) et nous mettrons une grosse dalle sur sa tombe pour qu’elle ne ressuscite pas », a-t-elle ajouté, en réitérant sa volonté d’un déploiement d’observateurs internationaux pour superviser le scrutin.
Dans le même temps, le prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu a affirmé qu’il « serait dans l’intérêt de tous d’envoyer une force de paix internationale au Zimbabwe » pour le second tour, dans une interview au quotidien allemand Die Welt à paraître aujourd’hui. « C’est la seule voie pour empêcher toute violence », a affirmé l’archevêque anglican, jugeant que « la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et l’Union européenne pouvaient exercer une certaine pression » pour contraindre M. Mugabe à accepter le verdict des urnes.
Morgan Tsvangirai, 56 ans, qui affrontera Robert Mugabe, 84 ans, avait quitté le pays début avril, peu après les élections générales du 29 mars. Après plusieurs reports, il était attendu samedi au Zimbabwe mais il a retardé son retour au dernier moment après l’annonce par son parti d’un projet « d’assassinat » contre lui. Interrogé sur la date de son retour au Zimbabwe, le porte-parole n’a pas répondu précisément. « Il faut toujours évaluer les différentes options et s’assurer que, sur le terrain, tout est prêt pour son retour en terme de sécurité », a indiqué le porte-parole du MDC à Johannesburg.
Le gouvernement a pour sa part vivement réagi aux allégations de M. Tsvangirai sur la « tentative d’assassinat » et le ministre de la Justice Patrick Chinamasa l’a accusé de « se conduire comme un enfant gâté en tenant des propos aussi stupides ». « Il doit arrêter de programmer son propre assassinat. Il profère des mensonges », a-t-il ajouté dans une interview au journal indépendant The Standard publié hier. Dans The Sunday Mail, un porte-parole du gouvernement a déclaré : « Cette affirmation est absolument sans fondement et fantaisiste. »
L’opposition zimbabwéenne a lancé hier sa campagne pour le second tour de la présidentielle du 27 juin, malgré l’absence de son chef Morgan Tsvangirai, avec la volonté affichée « d’enterrer » le régime du président Robert Mugabe.
Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) a tenu son premier meeting à Bulawayo (Sud), sa grande place forte, en l’absence de son chef qui avait reporté son retour samedi. « Cette fois, nous allons gagner encore plus largement », a assuré la vice-présidente du MDC, Thokozani Khupe, dans un discours à ses partisans. « Nous avons décidé de participer à ce second tour (...) parce que nous voulons donner le coup de grâce à Mugabe », a-t-elle martelé. « Le 27 juin, nous enterrerons la Zanu-PF (l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique,...
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