Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a estimé hier que la crise financière approchait sans doute de son terme, et a prédit une accélération de la croissance d’ici à la fin de l’année.
« À mon avis, nous sommes plus près de la fin que du début des perturbations financières », a affirmé M. Paulson lors d’un discours à Washington.
« À l’avenir, je m’attends à ce que les marchés financiers réagissent moins aux récentes perturbations et plus aux conditions économiques plus larges, et notamment à la reprise du secteur immobilier », a-t-il ajouté selon des notes préparatoires à son discours.
M. Paulson s’était déjà dit convaincu la semaine dernière que « le pire devrait être derrière nous » dans la crise financière.
Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, avait toutefois tempéré son optimisme en affirmant ensuite que les marchés financiers sont « encore loin de leur état normal » malgré des « signes bienvenus » d’amélioration.
Le secrétaire au Trésor a reconnu hier qu’il faudrait sans doute du temps pour que les marchés et les investisseurs regagnent confiance et qu’ils réévaluent les risques.
« Il ne faut pas nous attendre à ce que ce processus se règle rapidement, et il risque d’y avoir encore des cahots », a-t-il ajouté.
Mais « nous voyons des signes de progrès alors que les marchés des capitaux et du crédit se stabilisent. Les marchés sont beaucoup plus calmes aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en mars », a-t-il assuré.
Il a aussi prédit « un rythme de croissance plus rapide avant la fin de l’année », en soulignant que « nos perspectives à long termes restent robustes ».
L’économie a affiché une croissance de 0,6 % seulement (en rythme annuel) au premier trimestre et elle risque de tomber dans le rouge au deuxième, mais les analystes espèrent que le plan de relance, associé aux effets décalés des baisses de taux de la Fed, permettra un rebond au second semestre.
« Notre économie est structurellement saine, avec des fondamentaux à long terme qui soutiennent favorablement la comparaison avec n’importe quel autre pays du monde », a-t-il assuré.
Le secrétaire au Trésor a toutefois averti que dans le secteur de l’immobilier, il y avait eu des années d’excès et que « cela ne se résoudra pas rapidement ».
« Il n’y a pas de recette magique pour défaire le laxisme qui a prévalu ces dernières années dans l’attribution de prêts. À cause de ces excès passés, les saisies de logements vont rester élevées », a-t-il affirmé.
« La correction a encore du chemin à faire, et il ne faut pas être surpris des nouvelles parlant de hausses des saisies et de baisses des prix », a-t-il ajouté.
Répétant que « l’immobilier est le plus gros risque pour l’économie », il a souligné le rôle « crucial » des organismes de refinancement Fannie Mae et Freddie Mac par qui transitent quelque 80 % des prêts immobiliers.
« Il n’a jamais été aussi crucial que les marchés aient confiance dans la façon dont ces organismes sont surveillés et réglementés », a-t-il estimé, en appelant le Congrès à une réforme « significative » de leur réglementation.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a estimé hier que la crise financière approchait sans doute de son terme, et a prédit une accélération de la croissance d’ici à la fin de l’année.
« À mon avis, nous sommes plus près de la fin que du début des perturbations financières », a affirmé M. Paulson lors d’un discours à Washington.
« À l’avenir, je m’attends à ce que les marchés financiers réagissent moins aux récentes perturbations et plus aux conditions économiques plus larges, et notamment à la reprise du secteur immobilier », a-t-il ajouté selon des notes préparatoires à son discours.
M. Paulson s’était déjà dit convaincu la semaine dernière que « le pire devrait être derrière nous » dans la crise financière.
Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben...