Strauss-Kahn : « Le pire de la crise financière
est passé, mais pas ses effets »
le 16 mai 2008 à 00h00
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a estimé hier que le pire de la crise financière née aux États-Unis était « derrière nous », mais que ses effets sur l’économie allaient continuer à se faire sentir pendant plusieurs trimestres.
« Il y a de bonnes raisons de penser que les institutions financières ont révélé l’essentiel (des dégâts), surtout aux États-Unis (...). Les pires nouvelles sont donc derrière nous », a déclaré M. Strauss-Kahn devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles.
Mais « le principal problème est le lien entre la crise financière et l’économie réelle, et ça n’est pas derrière nous », a-t-il ajouté, estimant que la crise allait encore peser sur l’activité économique pendant « plusieurs trimestres ».
Alors que dans le passé, les crises financières avaient tendance à être provoquées dans les pays en développement, M. Strauss-Kahn a prévenu qu’à long terme, la crise actuelle serait probablement « un avant-goût d’une nouvelle sorte de crises auxquelles nous allons devoir faire face ».
La crise ayant entraîné un ralentissement de la croissance dans les principales économies mondiales, aux États-Unis et en Europe, le directeur général du FMI a estimé que les économies émergentes seraient cette année les principaux moteurs de la croissance mondiale.
Malgré tout, ces pays émergents devraient également finir par accuser les effets du ralentissement économique dans les pays riches, mais peut-être avec « un certain délai », a-t-il insisté.
« En aucun cas, il n’y a de découplage entre les tendances de la croissance dans les pays développés et les économies émergentes », a-t-il ajouté.
Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a estimé hier que le pire de la crise financière née aux États-Unis était « derrière nous », mais que ses effets sur l’économie allaient continuer à se faire sentir pendant plusieurs trimestres.
« Il y a de bonnes raisons de penser que les institutions financières ont révélé l’essentiel (des dégâts), surtout aux États-Unis (...). Les pires nouvelles sont donc derrière nous », a déclaré M. Strauss-Kahn devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles.
Mais « le principal problème est le lien entre la crise financière et l’économie réelle, et ça n’est pas derrière nous », a-t-il ajouté, estimant que la crise allait encore peser sur l’activité économique pendant « plusieurs...
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