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Crise Sarkis : Les derniers événements ont coûté 600 millions de dollars à l’économie

La fermeture de l’aéroport, la suspension des vols commerciaux et l’annulation des réservations des touristes ont entraîné un manque à gagner considérable pour l’économie libanaise. Le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, a chiffré hier les pertes dues aux derniers événements à près de 600 millions de dollars. « C’est un désastre car nous nous préparions à une saison prometteuse en dépit des problèmes politiques, a-t-il affirmé dans un entretien à l’agence Bloomberg. Si les choses ne reviennent pas à la normal immédiatement, sachant qu’on est déjà à la mi-mai, nous perdrons encore une saison. » Le ministre a souligné qu’en temps normal les revenus générés par le tourisme et les investissements qui y sont liés s’élèvent à près de 4 milliards de dollars. « Mais depuis la guerre de juillet 2006, nous n’avons pas eu de saison touristique normale » a-t-il ajouté, en rappelant qu’avant la guerre civile, le tourisme représentait environ 20 % du PIB. Toutefois, « j’espère qu’à l’issue de la médiation arabe, nous pourrons sauver la saison estivale », a-t-il conclu. De son côté, le directeur de la recherche à Byblos Bank, Nassib Ghobril, a estimé qu’il faudra sans doute « du temps pour reconstruire la confiance, les incertitudes récurrentes pouvant même faire hésiter les expatriés ». Selon une étude de Ernst & Young, citée dans le Lebanon This Week de Byblos Bank, le taux d’occupation des hôtels à Beyrouth au premier trimestre s’est élevé à 36 %. Bien que ce taux soit en hausse de 4 points par rapport à la même période de 2007, il reste le plus bas de la région, parmi 19 marchés étudiés. Sur les trois premiers mois de l’année, le tarif moyen par chambre a baissé de 4,6 % par rapport au premier trimestre de 2007, à 123 dollars, contre une moyenne régionale de 198,3 dollars. Enfin, le revenu moyen par chambre disponible a augmenté de 7,1 % sur un an, à 45 dollars.
La fermeture de l’aéroport, la suspension des vols commerciaux et l’annulation des réservations des touristes ont entraîné un manque à gagner considérable pour l’économie libanaise. Le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, a chiffré hier les pertes dues aux derniers événements à près de 600 millions de dollars. « C’est un désastre car nous nous préparions à une saison prometteuse en dépit des problèmes politiques, a-t-il affirmé dans un entretien à l’agence Bloomberg. Si les choses ne reviennent pas à la normal immédiatement, sachant qu’on est déjà à la mi-mai, nous perdrons encore une saison. »
Le ministre a souligné qu’en temps normal les revenus générés par le tourisme et les investissements qui y sont liés s’élèvent à près de 4 milliards de dollars. « Mais depuis la guerre de...