Championne du monde en titre, l’Italie est naturellement une des grandes favorites de l’Euro 2008 en Suisse et en Autriche. Mais deux ans après son sacre à Berlin, peut-elle rééditer l’exploit et s’imposer le 29 juin à Vienne ? Revue des « plus » et des « moins » de la Nazionale.
Les plus
La confiance. Les Azzurri sont en confiance, mais ils ne risquent a priori pas d’en faire un excès. La qualification pour l’Euro immédiatement mise en péril après un nul (1-1) contre la Lituanie à Naples et une défaite 3 à 1 en France, les a tôt fait revenir sur terre deux mois seulement après la victoire au Mondial. Remobilisés, ils ont ensuite réalisé un sans faute ou presque, couronné par une victoire épique et valant qualification face à l’Écosse à Glasgow (2-1). « Aujourd’hui, il n’y a pas en Europe une équipe plus forte que l’Italie, assure l’ex-sélectionneur Marcello Lippi. Il y a de l’enthousiasme, du feeling. Et la joie montrée après la qualification en Écosse en dit plus que tous les discours. »
Toni, l’indispensable, Di Natale, le joker. Depuis le Mondial, où il avait pris sa part au succès (2 buts en quarts contre l’Ukraine) mais sans non plus être absolument déterminant, Luca Toni a explosé. Champion d’Allemagne avec le Bayern, meilleur buteur de Bundesliga (21 buts à une journée de la fin), l’ancien attaquant de la Fiorentina, qui fêtera ses 31 ans le 26 mai, est devenu totalement indispensable à la Nazionale. Décisif en qualifications, il a trouvé en Antonio Di Natale, 30 ans, un parfait complément. Le petit attaquant (1,70 m contre 1,96 m à Toni) de l’Udinese est un des rares non-champions du monde à s’être imposés comme titulaire. Explosif sur son côté gauche, il est tout à la fois adroit devant le but et fin passeur. Méconnu en dehors de la Péninsule, il pourrait se révéler.
L’expérience. Des onze titulaires lors de la finale de la Coupe du monde, un seul n’est plus là, Francesco Totti, qui a pris sa retraite internationale. Le groupe est resté le même, peu retouché – retours de Panucci, Ambrosini et Di Natale, apparitions de Quagliarella et Borriello –, et garantit l’homogénéité. La présence des Buffon, Cannavaro, Zambrotta et autres Gattuso et Pirlo, elle, offre une expérience incomparable. Autre atout : les contre-performances des clubs de série A en Ligue des champions ont allégé la fin de saison.
Les moins
La défense. C’est tout à fait paradoxal pour les Azzurri, réputés pour leur défense de fer en 2006 – symbolisée par le Ballon d’or de Fabio Cannavaro –, mais qui, en 2008, se présente entourée d’interrogations. Exception faite du gardien Buffon, qui n’a cependant pas disputé le moindre match de C1 en deux ans, ses coéquipiers sortent de saisons moyennes. Le capitaine Cannavaro a certes été sacré champion d’Espagne avec le Real, mais son irrégularité agace les socios, tandis que son partenaire de la défense centrale Materazzi, longtemps blessé en début de saison, est descendu de son nuage après son excellente année post-Mondial. À l’Inter, il n’est même plus indiscutable. Du côté des latéraux, Zambrotta n’a pas été davantage en vue avec Barcelone, Grosso n’a pas épaté en Ligue 1 avec Lyon et Oddo a perdu sa place de titulaire à l’AC Milan.
L’histoire. Exception faite d’une victoire arrachée en 1968, l’Euro n’a que rarement réussi à la Nazionale. En témoignent, ces dernières années, sa non-qualification en 1992, ses éliminations au 1er tour en 1996 et 2004, et sa défaite en finale contre la France (2-1, but en or) en 2000.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Championne du monde en titre, l’Italie est naturellement une des grandes favorites de l’Euro 2008 en Suisse et en Autriche. Mais deux ans après son sacre à Berlin, peut-elle rééditer l’exploit et s’imposer le 29 juin à Vienne ? Revue des « plus » et des « moins » de la Nazionale.
Les plus
La confiance. Les Azzurri sont en confiance, mais ils ne risquent a priori pas d’en faire un excès. La qualification pour l’Euro immédiatement mise en péril après un nul (1-1) contre la Lituanie à Naples et une défaite 3 à 1 en France, les a tôt fait revenir sur terre deux mois seulement après la victoire au Mondial. Remobilisés, ils ont ensuite réalisé un sans faute ou presque, couronné par une victoire épique et valant qualification face à l’Écosse à Glasgow (2-1). « Aujourd’hui, il n’y a pas en Europe...