Finance
Pas de mouvement de retrait ou de conversion
inhabituel dans le système bancaire
le 10 mai 2008 à 00h00
Les événements sécuritaires ont de facto entraîné la fermeture de la Bourse de Beyrouth et le marché des changes hier, les employés n’ayant pas pu se rendre sur les lieux.
Les banques dans l’ouest de la capitale, dans la Békaa et dans le sud du pays ont également fermé leurs portes, mais les branches et les sièges situés dans les autres régions sont restés ouverts. Sans pour autant être pris d’assaut, les Libanais n’ayant pas cédé à la panique. « L’activité a été très timide, certains clients ont retiré de petites sommes pour couvrir les besoins, mais aucun mouvement de retrait ou de conversion inhabituel n’a été observé dans les banques », a indiqué hier le président de l’Association des banques et PDG de Byblos Bank, François Bassil.
« Les Libanais son habitués aux crises. Ils attendent de voir comment la situation va évoluer avant de réagir », confirme pour sa part Walid Raphaël, de la BLF.
Les investisseurs étrangers, en revanche, sont « très inquiets », a ajouté François Bassil. « Dans les médias régionaux, ils entendent que le Hezbollah s’est emparé de Beyrouth, alors ils nous appellent pour être rassurés », a-t-il poursuivi, soulignant que « ces événements vont laisser une très mauvaise image du Liban à moins d’un tassement rapide et d’un retour immédiat au dialogue ». Ce dialogue, le représentant du secteur bancaire a appelé toutes les parties à y participer sous l’égide du chef de l’armée.
Les événements coïncidant avec la fin de la semaine, les banques attendent donc lundi pour évaluer les mesures à prendre. « Le système financier a prouvé sa résistance à plusieurs reprises. Si, lundi, la situation est toujours aussi tendue, nous activerons le plan permettant d’assurer la continuité de nos opérations, et de servir notre clientèle à partir des différentes branches disséminées sur le territoire », a conclu Walid Raphaël.
S. A.
Les événements sécuritaires ont de facto entraîné la fermeture de la Bourse de Beyrouth et le marché des changes hier, les employés n’ayant pas pu se rendre sur les lieux.
Les banques dans l’ouest de la capitale, dans la Békaa et dans le sud du pays ont également fermé leurs portes, mais les branches et les sièges situés dans les autres régions sont restés ouverts. Sans pour autant être pris d’assaut, les Libanais n’ayant pas cédé à la panique. « L’activité a été très timide, certains clients ont retiré de petites sommes pour couvrir les besoins, mais aucun mouvement de retrait ou de conversion inhabituel n’a été observé dans les banques », a indiqué hier le président de l’Association des banques et PDG de Byblos Bank, François Bassil.
« Les Libanais son habitués aux crises. Ils...
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