En trois mois passés à l’Élysée, l’ex-mannequin à la réputation de femme fatale Carla Bruni a su endosser le rôle contraignant de Première dame de France, même si son influence supposée sur son mari Nicolas Sarkozy n’a pour l’instant guère suffi à redresser la popularité du président.
Alors que le chef de l’État français, élu haut la main en mai 2007, termine sa première année au pouvoir avec un record d’impopularité – seuls 32 % des Français lui accordant leur confiance selon certains sondages –, l’ex-top model de 40 ans semble avoir les faveurs du public dans son nouveau rôle. La presse l’épargne, et des commentateurs voient en Carla Bruni l’inspiratrice du style plus sobre de Nicolas Sarkozy, voué à faire oublier l’image d’un président « bling-bling », raillée ces derniers mois alors que le pays se trouve confronté à une situation sociale et économique difficile.
Il est encore trop tôt pour jauger l’influence de Carla Bruni sur Nicolas Sarkozy, mais « il ne fait pas de doute qu’elle est forte », juge le politologue Philippe Braud. Le président, quant à lui, qui s’était remarié avec la top model en février à peine trois mois après l’épilogue d’une histoire mouvementée et largement médiatisée avec son ex-épouse, Cécilia, « donne l’impression de s’être jeté à corps perdu dans les bras de Carla Bruni », femme de gauche et héritière bien élevée d’une riche famille italienne, « qui manifestement l’impressionne », ajoute M. Braud. Alors que le remariage de M. Sarkozy avait été d’abord raillé comme un nouvel épisode « jet-set » de sa biographie, la discrétion et l’application de Carla Bruni à s’acquitter de ses obligations, notamment lors de premières visites officielles, a poussé certains commentateurs à évoquer un possible « effet Carla » au palais de l’Élysée. La visite d’État effectuée fin mars par le couple présidentiel à Londres, lors de laquelle Carla Bruni a été saluée par la presse britannique pour son élégance « à la Jackie Kennedy », a été à cet égard un « tournant », selon le politologue.
Ces derniers mois, Carla Bruni est aussi présumée avoir revu le style vestimentaire de son mari, vers des costumes plus sobres et mieux coupés, et avoir modéré son goût pour les accessoires ostensiblement affichés, comme les lunettes noires « d’aviateur » et les montres les plus luxueuses et volumineuses. La nouvelle Première dame emmène désormais son époux en week-end dans la discrétion, que ce soit à Marrakech ou dans sa somptueuse propriété familiale de la Côte d’Azur, et a même attiré à la Comédie française cet amateur avoué de la musique de variété la plus populaire. La nouvelle Première dame prépare par ailleurs son prochain album, qui doit sortir cet été. « Les conseillers de Nicolas Sarkozy comptent sur Carla pour “apaiser” et “respectabiliser” ce turbulent président », avance le magazine people Gala. Les sondages montrent que Carla Bruni, qui explique vouloir œuvrer dans l’humanitaire au côté de son mari, a réussi à s’attirer la sympathie des Français : 9 sur 10 des personnes interrogées, de tout bord politique, s’accordent à la juger « élégante » et « moderne ». « Carla Bruni a très intelligemment choisi une stratégie de discrétion et de modestie, mais il ne faut pas attendre de tout cela que ce qui a été détruit de façon spectaculaire au cours des six derniers mois se reconstruise du jour au lendemain », estime l’analyste Jean-Luc Parodi.
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Alors que le chef de l’État français, élu haut la main en mai 2007, termine sa première année au pouvoir avec un record d’impopularité – seuls 32 % des Français lui accordant leur confiance selon certains sondages –, l’ex-top model de 40 ans semble avoir les faveurs du public dans son nouveau rôle. La presse l’épargne, et des commentateurs voient en Carla Bruni l’inspiratrice du style plus sobre de Nicolas Sarkozy, voué à faire oublier l’image d’un président « bling-bling », raillée ces derniers...