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Actualités - Chronologie

Autriche Les enquêteurs toujours en quête d’indices dans la « maison de l’horreur »

Les enquêteurs ont poursuivi hier leurs fouilles méticuleuses dans la « maison de l’horreur » d’Amstetten à la recherche d’indices sur d’éventuels complices de Josef Fritzl, 73 ans, qui a eu sept enfants de sa fille séquestrée dans sa cave pendant 24 ans. Malgré les aveux lundi de Josef Fritzl, le chef de la police criminelle de Basse-Autriche (Est), Franz Polzer, a estimé que l’enquête pourrait durer encore « six mois ». La procédure est compliquée, selon M. Polzer, par le refus du suspect de répondre désormais aux questions des enquêteurs, à qui il refuse de communiquer ne serait-ce que sa date et son lieu de naissance. Toutefois, aucun élément à ce jour n’a permis d’établir qu’il a bénéficié de complicités, toujours selon le chef des deux dizaines d’enquêteurs sur place. La police a aussi annoncé vouloir retrouver et entendre la centaine de personnes, locataires ou gens de passage, qui ont vécu dans la « maison de l’horreur » durant les 24 ans de séquestration d’Élisabeth, dans l’espoir de recueillir des indices. L’enquête passe, par ailleurs, par l’examen des pièces à conviction sorties depuis lundi par cartons entiers de la maison où l’homme a séquestré sa fille avec trois des sept enfants issus de la relation incestueuse qu’il lui a imposée. D’autre part, il faudra attendre que les victimes, réunies à l’abri des médias dans un service psychiatrique d’une clinique locale, retrouvent un équilibre psychologique suffisant pour pouvoir supporter une audition. Les médecins ont, à ce propos, instamment demandé aux médias de respecter l’intimité des victimes. Vivant désormais dans une unité réservée de « 70 à 80 mètres carrés », Élisabeth, cinq de ses enfants et sa mère Rosemarie « se parlent beaucoup, ce qui est normal pour des gens qui ne se sont pas vus pendant si longtemps », a-t-il précisé. Les quatre victimes séquestrées auraient peut-être pu être libérées plus tôt si une équipe venue contrôler en 1999 la chaudière de la maison, située dans une pièce adjacente à l’abri souterrain où elles étaient détenues, avait pu imaginer ce qui se tramait derrière le mur. Par ailleurs, le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer a, lui, promis d’empêcher que l’image de son pays ne soit ternie. « Il n’y a pas d’affaire d’Amstetten, il n’y a pas d’affaire de l’Autriche, il n’y a qu’un cas particulier », a-t-il souligné. Quant à Josef Fritzl, incarcéré à Sankt-Pölten dans une cellule de deux personnes, il devrait être entendu à nouveau la semaine prochaine par le parquet, mais devrait garder le silence sur les conseils de son avocat Rudolf Mayer. Son défenseur réclame une expertise psychiatrique pour « déterminer si (son) client est responsable de ses actes ». « Il peut être déclaré responsable et avoir un dysfonctionnement mental », selon l’avocat qui s’inquiète de la sécurité de son client en prison, où les délinquants sexuels sont particulièrement mal vus. Selon le psychiatre expert judiciaire Reinhard Haller, le suspect n’est pas un malade mental, mais atteint de « narcissisme », une affection souvent liée à un désir de contrôle sur autrui. Si le chef d’inculpation d’homicide est retenu, Josef Fritzl encourt la prison à vie car la justice enquête sur sa responsabilité dans la mort, faute de soins, d’un bébé peu après sa naissance dans la cave en 1996. Il a admis lundi avoir brûlé le corps dans la chaudière de l’immeuble.
Les enquêteurs ont poursuivi hier leurs fouilles méticuleuses dans la « maison de l’horreur » d’Amstetten à la recherche d’indices sur d’éventuels complices de Josef Fritzl, 73 ans, qui a eu sept enfants de sa fille séquestrée dans sa cave pendant 24 ans.
Malgré les aveux lundi de Josef Fritzl, le chef de la police criminelle de Basse-Autriche (Est), Franz Polzer, a estimé que l’enquête pourrait durer encore « six mois ». La procédure est compliquée, selon M. Polzer, par le refus du suspect de répondre désormais aux questions des enquêteurs, à qui il refuse de communiquer ne serait-ce que sa date et son lieu de naissance.
Toutefois, aucun élément à ce jour n’a permis d’établir qu’il a bénéficié de complicités, toujours selon le chef des deux dizaines d’enquêteurs sur place. La police a...