Le député Ali Khreis, proche du président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que le chef du PSP, Walid Joumblatt, avait promis à M. Berry, lors de sa rencontre avec lui mardi, qu’il s’efforcerait de persuader ses alliés d’accepter l’appel au dialogue lancé par le président du Parlement.
Interrogé sur le site
nowlebanon.com, M. Khreis a déclaré que M. Berry avait « convenu avec M. Joumblatt de la nécessité d’un dialogue entre les deux parties ».
Il a souligné que la relation entre MM. Berry et Joumblatt était « historique » et que le chef du PSP avait « dit à Berry au cours de leur dernière rencontre, qui était positive, qu’il allait s’efforcer de persuader ses alliés au sein de la majorité d’aller de l’avant dans le dialogue ».
M. Berry « attend toujours la réponse », a-t-il dit, estimant que M. Joumblatt pourrait « jouer un rôle positif à ce niveau auprès de ses alliés, en particulier avec Saad Hariri ».
En cas de succès de ces démarches, « il y aura sur la table de dialogue, à côté de la question du gouvernement d’union nationale, plusieurs formules de loi électorale, parmi lesquelles la formule de 1960, le projet Boutros et d’autres formules encore », a ajouté M. Khreis.
De son côté, le député Moustapha Ali Hussein (alaouite), qui avait fait sécession des rangs du 14 Mars, a appelé dans une déclaration le président de la Chambre à cesser de réclamer le dialogue avec « les partisans de l’internationalisation, les alliés de Welch et de Roed-Larsen ».
Partenariat national
Pour M. Hussein, il ne sert à rien de « s’asseoir à une table de dialogue avec des gens qui, à la base, ne disposent pas de la liberté de dialoguer ou de refuser le dialogue qu’avec l’approbation de leur maître américain ».
Pour sa part, le prédicateur Fathi Yakan, également membre de l’opposition, tout en ne s’opposant pas au principe du dialogue, a estimé nécessaire de s’entendre d’abord sur une échelle des priorités, laissant ainsi entendre qu’il fallait que l’opposition accepte la primauté de l’élection du président de la République.
Pour le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, « l’alternative au dialogue est l’immobilité et la paralysie ». « Comment peut-on s’entendre sur les questions évoquées dans le cadre de l’initiative arabe sans dialogue ? » s’est-il interrogé.
Du côté du Hezbollah, le député Hussein Hajj Hassan a répété hier qu’il n’y a pas, selon lui, de solution de la crise sans le principe du « partenariat national ».
M. Hajj Hassan a accusé la majorité « favorable à la tutelle américaine de prolonger la crise conformément aux directives de leurs maîtres à Washington ».
« C’est une fuite en avant qui ne leur servira à rien », a-t-il dit.
Dans les rangs du Bloc de la réforme et du changement (aouniste), le député Salim Salhab, qui avait soutenu un moment le mouvement municipal déclenché par Michel Murr, a estimé hier qu’il s’agissait d’une « tentative de faire pression sur les députés chrétiens pour qu’ils aillent élire le président de la République ».
M. Salhab a souligné qu’il ne fallait pas trop « simplifier le problème au point de penser que toute la crise n’est due qu’au refus des députés du bloc aouniste de se rendre à l’élection. La crise est beaucoup plus compliquée que cela », a-t-il dit.
Enfin, le député Tachnag Hagop Pakradounian a affirmé que le général Michel Aoun participerait au dialogue s’il s’assurait que des résultats pourraient en sortir.
Il a d’autre part affirmé que le mouvement municipal « ne mènerait à aucun résultat » et que le parti Tachnag n’y participe pas.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le député Ali Khreis, proche du président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé hier que le chef du PSP, Walid Joumblatt, avait promis à M. Berry, lors de sa rencontre avec lui mardi, qu’il s’efforcerait de persuader ses alliés d’accepter l’appel au dialogue lancé par le président du Parlement.
Interrogé sur le site
nowlebanon.com, M. Khreis a déclaré que M. Berry avait « convenu avec M. Joumblatt de la nécessité d’un dialogue entre les deux parties ».
Il a souligné que la relation entre MM. Berry et Joumblatt était « historique » et que le chef du PSP avait « dit à Berry au cours de leur dernière rencontre, qui était positive, qu’il allait s’efforcer de persuader ses alliés au sein de la majorité d’aller de l’avant dans le dialogue ».
M. Berry « attend toujours la réponse », a-t-il dit,...