Salaires
Abboud : « L’escalade sur le terrain
ne mènera les salariés nulle part »
le 19 avril 2008 à 00h00
Le président de l’Association des industriels, Fadi Abboud, a insisté sur « l’importance d’un dialogue rationnel et ouvert portant sur le réajustement des salaires », soulignant d’ailleurs que « toute escalade sur le terrain ne mènera les salariés nulle part, la solution économique du problème serait trouvée à travers un dialogue accru entre les différents partenaires de la production ».
Il a affirmé être persuadé que le patronat et les salariés devraient aboutir à un consensus sur les chiffres, en l’occurrence sur le taux d’inflation.
M. Abboud a tenu ses propos à l’issue d’un entretien avec le député le général Michel Aoun.
En réponse à une question, il a déclaré que le dialogue en cours en ce moment entre les organismes économiques et les syndicats restent loin des tiraillements politiques, le politique ne devant pas avoir de répercussions sur le social.
Il a réitéré le fait que les protagonistes ne sont pas en état de guerre, soulignant qu’un problème qui dure depuis plus de douze années ne peut être réglé en douze heures.
« Il faudrait qu’on trouve une solution graduelle à ce problème qui s’étendrait sur deux à trois années », a -t-il dit.
Reprenant les propos de la Confédération générale des travailleurs au Liban (CGTL), M. Abboud a souligné que le Liban est l’un des pays les plus chers parmi 17 pays arabes en ce qui concerne les prix de l’essence, du mazout et de la facture du téléphone. Il a appelé le gouvernement à revoir la tarification des communications du cellulaire et à abolir la TVA sur le mazout nécessaire à la fabrication du pain. Il a relevé «qu’un accord entre les parties prenantes sur un salaire minimum de 500 000 LL aboutirait au recours des hommes d’affaires à une main-d’œuvre étrangère et à plus de chômage et d’émigration des jeunes ». Il faudrait que les Libanais reviennent à la raison afin de permettre la production de biens concurrentiels avec les pays voisins », a-t-il dit.
Par ailleurs, le président de l’Association des industriels s’est rendu au siège du Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprise (RDCL) où il a exposé aux membres l’évolution du dialogue entre les organismes économiques et la CGTL.
M. Abboud a réaffirmé que l’État n’a d’autre rôle que de fixer le salaire minimum et l’indice de cherté de vie, le réajustement des autres tranches du salaire étant soumis à un accord entre le patron et le salarié.
D’autre part, le Bloc syndical indépendant a estimé que « toute augmentation du salaire minimum qui serait inférieure à 50 % et toute augmentation de moins de 200 000 LL qui toucherait les tranches de salaire inférieures à un million de LL n’auraient pas de sens ».
Le président de l’Association des industriels, Fadi Abboud, a insisté sur « l’importance d’un dialogue rationnel et ouvert portant sur le réajustement des salaires », soulignant d’ailleurs que « toute escalade sur le terrain ne mènera les salariés nulle part, la solution économique du problème serait trouvée à travers un dialogue accru entre les différents partenaires de la production ».
Il a affirmé être persuadé que le patronat et les salariés devraient aboutir à un consensus sur les chiffres, en l’occurrence sur le taux d’inflation.
M. Abboud a tenu ses propos à l’issue d’un entretien avec le député le général Michel Aoun.
En réponse à une question, il a déclaré que le dialogue en cours en ce moment entre les organismes économiques et les syndicats restent loin des tiraillements...
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