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Actualités - Chronologie

Étude L’impact d’un réajustement des salaires sur les secteurs économiques, selon Ibrahim Mouhanna

Ibrahim Mouhanna, directeur de la société de conseil et de services actuariels du même nom, a publié hier une étude évaluant l’impact financier d’un réajustement des salaires sur les différents secteurs économiques. Cette étude, basée notamment sur les chiffres de la CNSS, du ministère des Finances et des comptes nationaux, porte sur un échantillon de 290 323 employés, dont 26 % travaillent dans le secteur du commerce, 21 % dans les services, 16 % dans l’éducation et la santé, 14 % dans le secteur public, 12 % dans l’industrie, 8 % dans le secteur financier, 2 % dans la construction, 0,3 % dans le secteur agricole et 2 % dans des secteurs divers. L’étude révèle d’abord que le salaire mensuel moyen au Liban est de l’ordre de 942 000 livres libanaises, mais que près des deux tiers des employés touchent moins de 900 000 LL par mois. Les salariés les mieux payés sont ceux du secteur financier (banques et assurances), 2,12 millions LL par mois en moyenne, suivis de ceux du secteur public (1,154 million), et ceux des services (963 000 LL). À l’inverse, les moins rémunérés travaillent dans le secteur agricole et piscicole (499 000 LL en moyenne), dans l’éducation et la santé (689 000 LL), dans le commerce (722 000 LL), dans l’industrie (731 000 LL) et dans la construction (758 000 LL). Mais pour évaluer l’impact d’un réajustement des salaires, l’étude s’est penchée sur la part des charges salariales dans les coûts opérationnels de chaque secteur. À cet égard, le secteur public est incontestablement celui dont les charges salariales sont les plus lourdes, représentant 66 % de ses coûts, suivi par celui des services (61 %), de l’éducation et de la santé (50 %), du secteur financier (50 %) et du commerce (42 %). Dans l’agriculture, l’industrie et la construction en revanche, les salaires ne représentent que 15 %, 16 % et 29 % respectivement des coûts opérationnels. Concrètement, les secteurs les plus affectés par un réajustement seront ceux qui offrent actuellement de faibles rémunérations en moyenne, mais dont les charges salariales représentent une part importante des coûts opérationnels : soit les secteurs des services, de l’éducation et de la santé, et le secteur public. À l’inverse, les secteurs employant de la main-d’œuvre qualifiée, mais dont les charges salariales sont relativement faibles comparées aux coûts totaux, seront plus épargnés. C’est notamment le cas du secteur financier. Etant donné les disparités entre les différentes branches d’activités, l’étude recommande que le réajustement des salaires mensuels supérieurs à 300 000 LL se fasse dans le cadre de négociations secteur par secteur. Le salaire minimum, en revanche, doit être porté à 600 000 LL « au nom de la justice sociale ». Toutefois, pour contenir l’impact inflationniste, cette mesure doit être appliquée en deux phases consécutives : une hausse de 150 000 LL la première année, suivie d’une autre du même montant l’année d’après. Cette approche progressive vaut aussi pour les autres tranches de salaires. M. Mouhanna propose en effet une majoration de 50 % sur deux ans pour la deuxième tranche de 300 000 LL, de 25 % pour la troisième, de 12 % pour la quatrième et de 6 % pour la cinquième. Mais ces majorations sont censées refléter la hausse du coût de la vie depuis 1997, soit sur une période de 12 ans. En principe elles ne devraient donc s’appliquer que sur les employés qui ont au moins 12 ans d’ancienneté, sachant que la moyenne d’années de service auprès d’un employeur unique est située entre 4,2 et 12 ans. L’étude recommande donc vivement des majorations proportionnelles au nombre d’années de service. Dans cette configuration, le salaire moyen augmentera de 28 % en deux ans, tandis que les coûts opérationnels dans les différents secteurs augmenteront dans une proportion inférieure à 20 %, sauf pour le secteur public qui verra ses coûts hausser de 32 %, conclut l’étude.
Ibrahim Mouhanna, directeur de la société de conseil et de services actuariels du même nom, a publié hier une étude évaluant l’impact financier d’un réajustement des salaires sur les différents secteurs économiques. Cette étude, basée notamment sur les chiffres de la CNSS, du ministère des Finances et des comptes nationaux, porte sur un échantillon de 290 323 employés, dont 26 % travaillent dans le secteur du commerce, 21 % dans les services, 16 % dans l’éducation et la santé, 14 % dans le secteur public, 12 % dans l’industrie, 8 % dans le secteur financier, 2 % dans la construction, 0,3 % dans le secteur agricole et 2 % dans des secteurs divers.
L’étude révèle d’abord que le salaire mensuel moyen au Liban est de l’ordre de 942 000 livres libanaises, mais que près des deux tiers des employés touchent...