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Kenya Toujours pas de gouvernement, Kibaki et Odinga se retrouvent aujourd’hui

Le président kényan réélu Mwai Kibaki et le chef de l’opposition Raila Odinga ont échoué hier à lever toutes leurs divergences sur la composition d’un gouvernement de coalition et décidé de reprendre aujourd’hui les discussions, tout en faisant part de « progrès conséquents ». Au terme de six heures d’entretien dans les bureaux de la présidence, les deux hommes se sont abstenus de tout commentaire à la presse. Les services de la présidence ont simplement diffusé un communiqué laconique appelant une nouvelle fois les Kényans à la patience. De même, ni les ministres issus du Parti de l’unité nationale (PNU) de Mwai Kibaki ni les responsables du Mouvement démocratique orange (ODM) appelés à rejoindre ce gouvernement de 40 ministères n’ont souhaité faire de commentaires à la presse. Alors que les deux hommes avaient affirmé jeudi être tombés d’accord sur la taille et la composition de ce gouvernement prévoyant la création d’un poste de Premier ministre destiné à M. Odinga, leurs deux camps ont affiché samedi leurs désaccords profonds par communiqués interposés. L’ODM avait dans un premier temps accusé le camp présidentiel de proposer une liste de gouvernement différente de celle acceptée par MM. Kibaki et Odinga lors de leur rencontre jeudi et faisant la part belle au PNU. Le porte-parole du gouvernement avait ensuite rejeté la responsabilité de l’impasse politique sur le parti de M. Odinga. MM. Kibaki et Odinga étaient parvenus, sous la médiation de l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, à un accord le 28 février pour former un tel gouvernement – accord entériné à l’unanimité par le Parlement le 18 mars – pour régler la crise kényane. Cet accord prévoit la création d’un poste de Premier ministre, inexistant jusque-là au Kenya. La contestation de la réélection de M. Kibaki a plongé le Kenya dans une crise politique majeure qui a fait 1 500 morts et plus de 300 000 déplacés. La presse et les commentateurs politiques kényans ont fustigé ces derniers jours la taille pléthorique du gouvernement (40 ministres), jugeant un tel cabinet ruineux pour les finances publiques d’un pays où 60 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour. La crise post-électorale a en effet jeté une lumière crue sur une répartition inégale des richesses, des conflits fonciers récurrents et meurtriers, des relations entre communautés ethniques souvent tendues et une vie politique en grande partie déterminée par ces appartenances ethniques. Depuis le début des consultations entre les deux camps, la formation de la coalition gouvernementale donne lieu à d’âpres négociations sur la répartition des postes et la taille du gouvernement.
Le président kényan réélu Mwai Kibaki et le chef de l’opposition Raila Odinga ont échoué hier à lever toutes leurs divergences sur la composition d’un gouvernement de coalition et décidé de reprendre aujourd’hui les discussions, tout en faisant part de « progrès conséquents ».
Au terme de six heures d’entretien dans les bureaux de la présidence, les deux hommes se sont abstenus de tout commentaire à la presse. Les services de la présidence ont simplement diffusé un communiqué laconique appelant une nouvelle fois les Kényans à la patience. De même, ni les ministres issus du Parti de l’unité nationale (PNU) de Mwai Kibaki ni les responsables du Mouvement démocratique orange (ODM) appelés à rejoindre ce gouvernement de 40 ministères n’ont souhaité faire de commentaires à la presse.
Alors que les...