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Assassinat Hariri Les avocats des quatre généraux s’en prennent au ministre de la Justice

La récente publication par le nouveau chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, Daniel Bellemare, de son premier rapport d’étape a été une occasion de plus pour relancer le dossier de l’arrestation des quatre généraux Sayyed, Azar, Hajj et Hamdane, détenus dans le cadre de l’enquête sur l’attentat du 14 février 2005 qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Les avocats des quatre généraux, Issam Karam, Nagi Boustany et Akram Azouri, ont tenu hier une conférence de presse pour dénoncer, une fois de plus, ce qu’ils estiment être « une détention arbitraire qui se perpétue sans qu’aucune preuve tangible ou accusation n’ait été adressée à l’encontre des quatre généraux ». Ils ont stigmatisé « les violations des textes libanais, notamment le code de procédure pénale, et les atteintes graves aux principes des droits de l’homme ». Akram Azouri a souligné à cet égard que ces « violations » ont été relevées dans les rapports des commissions des droits de l’homme de l’ONU et du département d’État US. Évoquant le rapport de M. Bellemare, les juristes ont insisté sur l’importance du paragraphe 26 qui fait état de l’existence d’un seul et même réseau qui aurait opéré avant et pendant la journée du 14 février et qui a poursuivi ses activités criminelles après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, « soit après la détention des quatre officiers ». Les avocats ont dénoncé les récents propos de l’ancien chef des enquêteurs, Detlev Mehlis. « M. Mehlis réapparaît à la veille de chaque nouveau rapport simplement pour justifier devant l’opinion publique ce qu’il a fait du temps de son mandat », relève Akram Azouri. Et Issam Karam de se demander à son tour comment un juge d’envergure internationale peut se permettre ainsi de se prononcer, publiquement, sur une enquête qui se poursuit sous le sceau de la confidentialité. Les trois avocats ont, d’autre part, vivement critiqué le ministre de la Justice, Charles Rizk, qui a qualifié leurs propos de verbiage. Les avocats ont rappelé dans ce cadre les déclarations de l’ancien chef de la commission d’enquête, Serge Brammertz, et le conseiller de l’ONU pour les Affaires juridiques, Nicolas Michel, « qui ont clairement fait état de la compétence exclusive des autorités judiciaires libanaises concernant l’arrestation ou la libération » de suspects. Par ailleurs, le fils du général Jamil Sayyed, Malek Sayyed, a conclu la conférence de presse en annonçant que « le procès international intenté (par Jamil Sayyed) contre Detlev Mehlis, son adjoint, Guehart Leemann, et les magistrats libanais en charge de ce dossier a déjà fait du chemin ». Je. J.
La récente publication par le nouveau chef de la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri, Daniel Bellemare, de son premier rapport d’étape a été une occasion de plus pour relancer le dossier de l’arrestation des quatre généraux Sayyed, Azar, Hajj et Hamdane, détenus dans le cadre de l’enquête sur l’attentat du 14 février 2005 qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri.
Les avocats des quatre généraux, Issam Karam, Nagi Boustany et Akram Azouri, ont tenu hier une conférence de presse pour dénoncer, une fois de plus, ce qu’ils estiment être « une détention arbitraire qui se perpétue sans qu’aucune preuve tangible ou accusation n’ait été adressée à l’encontre des quatre généraux ». Ils ont stigmatisé « les violations des textes libanais,...