Gemayel : L’opposition n’est pas prête
à abandonner ses conditions rédhibitoires
le 29 mars 2008 à 00h00
L’ancien président de la République Amine Gemayel a estimé hier que l’opposition n’était pas prête à abandonner les « conditions rédhibitoires » qu’elle pose pour accepter d’élire un président de la République.
« Je ne pense pas que l’opposition soit disposée à cesser de poser des conditions rédhibitoires au sujet de l’élection présidentielle », a déclaré M. Gemayel à la Voix du Liban.
« Les usages, les règles et l’intérêt du Liban commandent que nous élisions un chef de l’État dans les plus brefs délais et sans aucune condition. Il ne faut pas lier cette élection à de quelconques conditions », a-t-il ajouté.
« Toutes ces conditions posées suscitent une interrogation : l’opposition veut-elle réellement qu’un président soit élu et que la vie des institutions constitutionnelles soit stabilisée, ou bien cherche-t-elle à perpétuer la vacance et à renverser de fond en comble la Constitution, les institutions nationales et le système démocratique parlementaire libanais ? » s’est-il interrogé.
« Voilà la question qui se pose à l’heure actuelle. Je ne sais pas si le secrétaire général de la Ligue arabe a décidé de venir au Liban en ayant obtenu des engagements ou des assurances quant à l’abandon de ces conditions rédhibitoires et s’il va pouvoir convaincre les députés à se rendre au siège du Parlement pour élire le nouveau président », a-t-il ajouté.
Commentant l’initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, qui a appelé à un dialogue entre les chefs de file en avril, M. Gemayel a souligné que « le problème n’est pas du tout dans la forme que peut prendre le dialogue, mais dans l’approche qu’ont certains de ce dialogue, qu’il soit quadripartite ou à cinq ou une table ronde ou rectangulaire ».
« Une partie de la classe politique, en particulier au sein de l’opposition, n’est pas prête pour avaliser, tant dans les mots que dans les actes, la candidature consensuelle du général Michel Sleimane. Ils ne sont pas non plus disposés à se soumettre aux mécanismes institutionnels, comme le leur impose la Constitution », a-t-il affirmé.
Selon lui, « la situation au Liban est fragile et le fait qu’un président ne puisse pas être élu montre à quel point les institutions sont paralysées et le système politique malade. Une telle vacance équivaut à la loi de la jungle et celle-ci ne saurait perdurer, même si pour le moment les Libanais font preuve d’autodiscipline ».
« Je crains que ce vide n’ouvre la voie à une cinquième colonne ou à toute partie désireuse de semer le trouble et qui pourrait mettre en danger la trêve actuelle et provoquer des incidents sur le terrain », a-t-il averti.
L’ancien président de la République Amine Gemayel a estimé hier que l’opposition n’était pas prête à abandonner les « conditions rédhibitoires » qu’elle pose pour accepter d’élire un président de la République.
« Je ne pense pas que l’opposition soit disposée à cesser de poser des conditions rédhibitoires au sujet de l’élection présidentielle », a déclaré M. Gemayel à la Voix du Liban.
« Les usages, les règles et l’intérêt du Liban commandent que nous élisions un chef de l’État dans les plus brefs délais et sans aucune condition. Il ne faut pas lier cette élection à de quelconques conditions », a-t-il ajouté.
« Toutes ces conditions posées suscitent une interrogation : l’opposition veut-elle réellement qu’un président soit élu et que la vie des institutions...
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