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Koweït Le gouvernement démissionne, ouvrant une nouvelle crise politique

Le Koweït, un richissime émirat pétrolier du Golfe, était plongé hier dans une nouvelle crise politique après la décision des membres du gouvernement de présenter leur démission, officiellement motivée par l’« obstruction » du Parlement, dominé par l’opposition. La démission du gouvernement koweïtien pourrait ouvrir la voie à une dissolution du Parlement et à des élections législatives anticipées, les deuxièmes en moins de deux ans, sur fond de tensions confessionnelles. Lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, a remis la démission collective des ministres au chef du gouvernement, dénonçant le refus du pouvoir législatif de coopérer. Le Koweït, gouverné par une dynastie sunnite, est en proie à des tensions interconfessionnelles depuis l’organisation le mois dernier d’un rassemblement à la mémoire du chef militaire du Hezbollah chiite libanais, Imad Moghniyé, tué le 12 février dans un attentat à Damas. Huit responsables chiites, dont deux ex-députés et un dignitaire religieux, ont été interrogés sous l’accusation d’avoir créé un mouvement appelé par les autorités le « Hezbollah-Koweït » afin de renverser le gouvernement (la minorité chiite constitue le tiers du million de Koweïtiens). En vertu de la Constitution, l’émir peut soit accepter la démission du gouvernement et demander au Premier ministre sortant ou à quelqu’un d’autre de former un nouveau cabinet, soit dissoudre le Parlement et convoquer des élections anticipées. Le Parlement avait été dissous en mai 2006 après une précédente crise avec le gouvernement, conduisant le mois suivant à un scrutin anticipé qui avait vu, pour la première fois dans l’histoire du pays, la participation des femmes. « Je crois que le Parlement sera bientôt dissous et que des élections anticipées seront organisées. Mais cela ne règle pas les crises au Koweït », a déclaré à l’AFP l’analyste Ayed al-Manna. Il a estimé que les crises se poursuivraient en l’absence d’une réforme fondamentale du système politique, notamment par la légalisation des partis politiques. Ces derniers sont officiellement interdits au Koweït, mais le gouvernement autorise des groupes politiques qui agissent de facto comme des partis, une situation dénoncée par certains analystes locaux comme « une demi-démocratie ». Le Parlement devait voter aujourd’hui une loi majorant les salaires mensuels des Koweïtiens, malgré l’opposition du gouvernement, qui avait déjà augmenté ces salaires en février. Cette hausse avait été jugée insuffisante par la majorité des députés.
Le Koweït, un richissime émirat pétrolier du Golfe, était plongé hier dans une nouvelle crise politique après la décision des membres du gouvernement de présenter leur démission, officiellement motivée par l’« obstruction » du Parlement, dominé par l’opposition.
La démission du gouvernement koweïtien pourrait ouvrir la voie à une dissolution du Parlement et à des élections législatives anticipées, les deuxièmes en moins de deux ans, sur fond de tensions confessionnelles. Lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, a remis la démission collective des ministres au chef du gouvernement, dénonçant le refus du pouvoir législatif de coopérer. Le Koweït, gouverné par une dynastie sunnite, est en proie à des tensions...