Siniora prône l’ouverture et la communication
avec « nos frères dans la nation »
le 17 mars 2008 à 00h00
«Ce qui se passe au Liban n’a rien d’un clivage confessionnel ou communautaire, même si certains le perçoivent ainsi. La vérité est qu’il s’agit d’un conflit d’opinions, qui s’accompagne parfois de tensions. » C’est ce qu’a affirmé hier le Premier ministre, Fouad Siniora, à partir de Dakar où il se trouve à l’occasion du sommet de l’Organisation de la conférence islamique.
Lors d’une cérémonie organisée en son honneur par l’ambassadeur libanais au Sénégal, Michel Haddad, le chef du gouvernement, qui a été surpris par une importante foule qui l’a chaleureusement accueilli, a insisté sur le message de convivialité et de coexistence entre les Libanais, qui font la singularité même de ce pays.
Selon lui, les tiraillements qui marquent actuellement la scène politique « expriment un certain dynamisme local et non un antagonisme radical ». « Ce qui caractérise le mieux ce pays, c’est cette liberté que nous défendons avec acharnement. Entendue sous cet angle, la liberté suppose le respect non seulement des opinions qui sont semblables aux nôtres, mais également de celles des autres qui sont différentes. C’est ainsi que se définit le Liban », a ajouté M. Siniora.
Le chef du gouvernement s’est en outre prononcé en faveur d’un Liban « libre, souverain, indépendant, démocratique et arabe, un Liban qui veut s’ouvrir aux pays frères et amis sur base du respect mutuel ».
« Nous n’avons d’autre ennemi qu’Israël. Cependant, si nous avions à subir des injustices de la part d’un pays frère ou ami, nous devons œuvrer à préserver notre unité interne pour faire obstacle à ces injustices », a-t-il dit dans une allusion claire à la Syrie.
Dans ce qui est apparu comme une main tendue à l’opposition et un appel au dialogue, le chef du gouvernement a affirmé : « Le Liban traverse actuellement une phase difficile à laquelle nous devons faire face avec une ouverture d’esprit, tout en nous engageant à respecter la liberté et la souveraineté du pays. Cela suppose également que nous fassions preuve d’un désir d’ouvrir tous les canaux de communication avec nos frères dans la nation, quelles que soient les difficultés en présence. »
«Ce qui se passe au Liban n’a rien d’un clivage confessionnel ou communautaire, même si certains le perçoivent ainsi. La vérité est qu’il s’agit d’un conflit d’opinions, qui s’accompagne parfois de tensions. » C’est ce qu’a affirmé hier le Premier ministre, Fouad Siniora, à partir de Dakar où il se trouve à l’occasion du sommet de l’Organisation de la conférence islamique.
Lors d’une cérémonie organisée en son honneur par l’ambassadeur libanais au Sénégal, Michel Haddad, le chef du gouvernement, qui a été surpris par une importante foule qui l’a chaleureusement accueilli, a insisté sur le message de convivialité et de coexistence entre les Libanais, qui font la singularité même de ce pays.
Selon lui, les tiraillements qui marquent actuellement la scène politique « expriment un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.