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Une Canadienne gravit le Kilimandjaro pour les enfants pauvres d’Haïti

Une diplomate canadienne en mission en Haïti a gravi le Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique qui culmine à 5 895 mètres, pour « attirer le regard sur la situation des enfants des rues à Haïti », a-t-elle expliqué. Parvenue au sommet tanzanien le 13 février après une ascension de 7 jours, Céline Beaudoin a brandi le drapeau haïtien, un instant immortalisé sur une photo qui a fait le tour de la presse locale. « Cette mission doit me permettre de lancer un projet en faveur des enfants que je croise dans les rues de Port-au-Prince », raconte cette Montréalaise arrivée en Haïti en 2006. Invitée à participer à l’aventure du Kilimandjaro à l’initiative de l’organisme canadien « Enfant-Retour » pour les enfants enlevés au Canada, la diplomate a choisi de grimper pour la cause d’autres enfants. « Comment peut-on rester indifférent devant les conditions de vie des enfants des rues ? » s’interroge Céline Beaudoin, qui regrette que les Haïtiens n’aient « pas l’esprit collectif ». « Peut-être que les gens sont blasés par tout ce qu’il y a à faire ici », avance-t-elle. Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain, et plus de 70 % de la population vit avec moins de 2 euros par jour. Depuis son aventure, Céline Beaudoin enregistre de nombreuses promesses de dons pour réaliser son projet. « Mon initiative a secoué les gens », dit-elle. « J’ai reçu plusieurs centaines de courriels de personnes (Haïtiens et étrangers) qui veulent aider et souhaitent s’engager avec moi ». À Port-au-Prince, plus de 5 000 enfants vivent dans la rue et dans tout le pays, environ 150 000 sont placés comme domestiques, selon Attilio Stra, un prêtre italien qui travaille depuis plus de 20 ans auprès des enfants abandonnés. « Il faut commencer à donner à manger aux enfants. Je connais des gens qui ont beaucoup de moyens, je vais m’adresser à eux », dit Céline Beaudoin, qui hésite cependant à ouvrir un centre d’accueil pour distribuer des repas aux enfants, de crainte que des adultes ne se présentent aussi. La diplomate canadienne voudrait surtout provoquer une réaction des Haïtiens contre la misère des enfants qui grandissent dans les rues, exposés à la violence, la délinquance et la prostitution. Mais face à l’urgence de la situation, elle est décidée à agir vite et recherche des volontaires pour s’engager avec elle. Son initiative pourrait bénéficier de la sympathie des Canadiens pour ce petit pays. Le Canada a récemment annoncé une aide bilatérale de 500 millions de dollars pour les quatre prochaines années, ce qui fait d’Haïti le deuxième pays le plus aidé par le Canada, après l’Afghanistan.
Une diplomate canadienne en mission en Haïti a gravi le Kilimandjaro, le plus haut sommet d’Afrique qui culmine à 5 895 mètres, pour « attirer le regard sur la situation des enfants des rues à Haïti », a-t-elle expliqué.
Parvenue au sommet tanzanien le 13 février après une ascension de 7 jours, Céline Beaudoin a brandi le drapeau haïtien, un instant immortalisé sur une photo qui a fait le tour de la presse locale. « Cette mission doit me permettre de lancer un projet en faveur des enfants que je croise dans les rues de Port-au-Prince », raconte cette Montréalaise arrivée en Haïti en 2006. Invitée à participer à l’aventure du Kilimandjaro à l’initiative de l’organisme canadien « Enfant-Retour » pour les enfants enlevés au Canada, la diplomate a choisi de grimper pour la cause d’autres enfants.
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