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Actualités - Chronologie

Terrorisme Controverse en Belgique autour d’un possible « agent double » islamiste

La Belgique s’est-elle fait mener en bateau par un « agent double » islamiste qui, tout en informant ses services de renseignements, a commis et préparé des attentats ? La question, posée depuis l’arrestation d’un activiste au Maroc, n’en finit pas de susciter des remous. Au centre de la polémique figure un Belgo-Marocain de 50 ans, Abdelkader Belliraj, arrêté le mois dernier au Maroc. Il y est soupçonné non seulement d’avoir dirigé un réseau d’une trentaine d’islamistes fomentant des attentats, mais d’avoir aussi à son compte six meurtres perpétrés en Belgique et jamais élucidés. L’affaire a pris un tour sulfureux lorsqu’il est apparu que Abdelkader Belliraj avait très probablement été pendant des années un informateur des services de renseignements intérieurs belges, la Sûreté d’État. Ce qu’a implicitement reconnu le directeur de cet organe, Alain Winants, en portant plainte après la divulgation de cette information jugée « hautement classifiée ». L’affaire a déjà relancé une guerre des polices toujours latente en Belgique, la Sûreté d’État se voyant accusée par la police judiciaire d’avoir fait preuve de légèreté dans son recrutement et surtout de ne pas avoir tenu les autres services informés. Les révélations sont d’autant plus malvenues que la Belgique s’est efforcée ces dernières années de lutter plus durement contre les réseaux islamistes dans le royaume afin de se débarrasser d’une réputation de base arrière pour de nombreux groupuscules actifs en Europe. L’homme était un informateur « en or » pour le renseignement belge et aurait notamment permis de déjouer un attentat dans un autre pays européen, croit savoir le journal De Tijd. D’autres suggèrent que cette collaboration n’était qu’une couverture, qu’il était un jihadiste pur et dur, passé dans les camps d’entraînement d’el-Qaëda en Afghanistan et devenu chef de l’aile militaire de la cellule démantelée au Maroc. « Comment a-t-il pu, depuis les années 1980, voyager tranquillement au départ de la Belgique vers différents foyers terroristes à travers le monde ? » s’interrogeait récemment un policier belge sous le couvert de l’anonymat dans le journal De Morgen, « il n’y a que deux possibilités: soit il travaillait pour un service secret, soit la Sûreté de l’État belge est composée d’imbéciles ». El-Qaëda revendique le rapt de deux touristes autrichiens en Tunisie La branche d’el-Qaëda au Maghreb a revendiqué le rapt d’un couple de touristes autrichiens porté disparu depuis la mi-février dans le sud de la Tunisie, selon un enregistrement diffusé hier par la télévision qatarie al-Jazira. Dans cet enregistrement, un porte-parole d’el-Qaëda au Maghreb islamique (BAQMI), Salah Abou Mohammad, a indiqué que son groupe avait « kidnappé le couple autrichien le 22 février et que l’homme et la femme étaient en bonne santé ». Le porte-parole a également averti les touristes occidentaux de ne pas se rendre en Tunisie. Le ministère autrichien des Affaires étrangères avait annoncé le 6 mars qu’un couple de touristes autrichiens était porté disparu depuis la mi-février dans le sud de la Tunisie.
La Belgique s’est-elle fait mener en bateau par un « agent double » islamiste qui, tout en informant ses services de renseignements, a commis et préparé des attentats ? La question, posée depuis l’arrestation d’un activiste au Maroc, n’en finit pas de susciter des remous.
Au centre de la polémique figure un Belgo-Marocain de 50 ans, Abdelkader Belliraj, arrêté le mois dernier au Maroc. Il y est soupçonné non seulement d’avoir dirigé un réseau d’une trentaine d’islamistes fomentant des attentats, mais d’avoir aussi à son compte six meurtres perpétrés en Belgique et jamais élucidés. L’affaire a pris un tour sulfureux lorsqu’il est apparu que Abdelkader Belliraj avait très probablement été pendant des années un informateur des services de renseignements intérieurs belges, la Sûreté d’État....