L’ex-président Katzav, inculpé, risque une peine « infamante »
le 29 février 2008 à 00h00
L’ex-président israélien, Moshe Katzav, a été inculpé hier de « harcèlement sexuel », « actes indécents » et « subornation de témoin », et encourt une peine infamante, a-t-on appris de source judiciaire. Le parquet a déposé l’acte d’accusation hier en fin de matinée au tribunal de simple police de Jérusalem, a-t-on précisé. M. Katzav répond de ces chefs d’accusation en vertu d’un accord controversé conclu avec le parquet et entériné par la Cour suprême, qui lui a permis de ne pas être inculpé de viol et d’échapper ainsi à la prison ferme. M. Katzav risque une peine de détention avec sursis et le versement de dédommagements à deux plaignantes, ses anciennes employées alors qu’il assumait des fonctions ministérielles, avant son accession à la présidence en 2000. Ce compromis entériné par la Cour suprême a suscité la colère de nombreuses organisations pour la défense des droits des femmes en Israël.
Contrairement au compromis, le parquet a toutefois décidé de demander que la peine encourue par M. Katzav soit considérée comme « infamante », et trois juges du tribunal doivent se prononcer sur ce point. « Pour nous, il est clair que ce qualificatif ne peut être retenu, car le compromis conclu avec le parquet n’en fait pas état », a déclaré à la radio militaire Zion Amir, un des avocats de l’ex-président.
S’il était reconnu coupable, M. Katzav, 62 ans, ne pourrait plus exercer de fonctions publiques. Il perdrait en outre le bénéfice d’une subvention annuelle de 1,1 million de shekels (305 000 USD) que l’État doit normalement lui verser jusqu’à la fin de ses jours en tant qu’ancien président.
L’ex-président israélien, Moshe Katzav, a été inculpé hier de « harcèlement sexuel », « actes indécents » et « subornation de témoin », et encourt une peine infamante, a-t-on appris de source judiciaire. Le parquet a déposé l’acte d’accusation hier en fin de matinée au tribunal de simple police de Jérusalem, a-t-on précisé. M. Katzav répond de ces chefs d’accusation en vertu d’un accord controversé conclu avec le parquet et entériné par la Cour suprême, qui lui a permis de ne pas être inculpé de viol et d’échapper ainsi à la prison ferme. M. Katzav risque une peine de détention avec sursis et le versement de dédommagements à deux plaignantes, ses anciennes employées alors qu’il assumait des fonctions ministérielles, avant son accession à la présidence en 2000. Ce compromis...
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