Stimulée par l’engouement de richissimes Moyen-Orientaux et des hommes d’affaires, l’industrie spécialisée dans l’aménagement d’avions de ligne en appareils VIP vit un véritable boom, estiment les leaders du secteur, au Salon de Singapour ouvert jusqu’à demain.
« Nous avons des commandes qui nous occupent jusqu’en 2011-2012. Jamais par le passé nous n’avions enregistré une telle demande », indique Bernd Habbel, responsable de la communication de la société allemande Lufthansa Technik. Même afflux chez la suisse Jet Aviation.
Les deux compagnies se partagent le marché de la transformation des très grands appareils commerciaux – plus de 100 places, soit des Boeing ou Airbus – en palais volant.
Un marché très secret où les clients ne veulent pas être nommés. « Ils considèrent leur avion comme leur maison. Vous, vous n’aimeriez pas que l’on dévoile à tout le monde l’intérieur de votre domicile », remarque Alain Thomann, de Jet Aviation.
C’est entre ces deux sociétés que le prince et milliardaire saoudien al-Walid ben Talal, premier client particulier de l’A380, hésite pour aménager le très gros-porteur d’Airbus.
Pour un avion de ce type, jamais encore aménagé en version VIP, le prix devrait être de plus de 100 millions de dollars, soit au moins un tiers de celui de l’appareil. Selon les exigences du client, la décoration intérieure pourrait durer jusqu’à deux ans.
Pour les grands long-courriers, comme les Boeing 747 ou les Airbus A340, deux tiers de la demande viennent du Moyen-Orient. « L’économie s’envole, dopée par les revenus pétroliers. Et là-bas, les gens sont passionnés d’aviation », explique M. Habbel.
Pour les moyen-courriers, comme les Boeing 737 ou les Airbus A320, sont apparus récemment de nouveaux clients, comme la société d’exploitation d’avions d’affaires en multipropriété Netjets. Plus traditionnels, les gouvernements qui mettent des appareils à la disposition des ministres.
Parmi les vœux non exaucés des richissimes propriétaires : l’installation d’une cheminée ou d’une écurie, se souvient M. Thomann. La baignoire volante reste aussi du domaine du rêve : trop dangereuse en cas de turbulences, l’eau pouvant se déverser dans l’avion et provoquer des courts-circuits.
En revanche, la voûte céleste établie par un jeu de lumières, des tapis rappelant le sable du désert, des écrans géants avec des haut-parleurs intégrés dans les murs de la cabine, un système indiquant en permanence où se trouve La Mecque ont été posés dans un avion.
Et M. Habbel de se souvenir : « Un client voulait aussi pouvoir capter la télévision du pays qu’il survolait. Nous avons réussi à mettre au point la technologie. Elle nous a ensuite servi de base pour l’installation d’Internet dans les avions commerciaux. »
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« Nous avons des commandes qui nous occupent jusqu’en 2011-2012. Jamais par le passé nous n’avions enregistré une telle demande », indique Bernd Habbel, responsable de la communication de la société allemande Lufthansa Technik. Même afflux chez la suisse Jet Aviation.
Les deux compagnies se partagent le marché de la transformation des très grands appareils commerciaux – plus de 100 places, soit des Boeing ou Airbus – en palais volant.
Un marché très secret où les clients ne veulent pas être nommés. « Ils considèrent leur avion comme...