La mêlée française, qui a montré des lacunes lors de ses deux premiers examens en Écosse puis face à l’Irlande, passe un repêchage difficile face à la référence européenne dans le domaine, l’Angleterre, samedi lors de la 3e journée du Tournoi des six nations.
À Édimbourg, le pack a tangué en première période, avec à la clé une pénalité offerte à la botte de l’ouvreur écossais Dan Parks. Au Stade de France contre l’Irlande, il a souffert après la pause et les remplacements effectués par l’encadrement, qui étaient pourtant destinés à injecter du sang frais.
Et suprême affront, devant son public, la mêlée française a été sanctionnée d’un essai de pénalité pour la première fois depuis 1996.
« On l’a encore en mémoire », avoue le talonneur William Servat.
« C’est sûr que ça nous a vexés, abonde le capitaine et 2e ligne Lionel Nallet. Il faut que tout le huit de devant ait envie de montrer qu’on s’est trompé sur un match et qu’on va se rattraper. »
Joueurs comme entraîneurs plaident le manque de repères collectifs pour ce premier tournoi de l’ère Lièvremont-Ntamack-Retière.
« Depuis le début du tournoi, la priorité a été de mettre en place notre jeu, explique Didier Retière, l’entraîneur chargé des avants. Les phases de conquête n’ont pas été le parent pauvre, mais on a réduit le travail dans ces secteurs pour conserver la dynamique d’ensemble. On va vers plus de détails, donc la mêlée et la touche sont davantage travaillées cette semaine. »
« On est allé à l’essentiel les deux premières semaines, poursuit l’entraîneur en chef Marc Lièvremont. L’avantage en conservant grosso modo le même groupe, c’est qu’on peut peaufiner les détails. »
Hormis Julien Brugnaut, mis à l’index par l’arbitre sur l’essai de pénalité irlandais, mais qui avait été reconduit par l’encadrement avant de déclarer forfait à cause d’une blessure à l’épaule droite, la première ligne est inchangée. En deuxième ligne, en revanche, Pascal Papé et Jérôme Thion, habitués du XV de France, remplacent Loïc Jacquet et Arnaud Méla.
Les deux entraînements consacrés à la mêlée cette semaine ont notamment permis de travailler les liaisons entre les différents membres du pack, domaine dans lequel les avants ont « probablement péché » face à l’Irlande, selon le pilier Lionel Faure.
Nallet, lui, pense que ce travail va porter ses fruits. « Contre l’Écosse, on n’avait pas été très bons dans la conservation du ballon dans les nettoyages, rappelle le capitaine. On a travaillé là-dessus et on a été plus performants dans ce secteur contre l’Irlande. »
Reste que cette fois-ci, le pack français va devoir franchir un sacré palier face au XV de la Rose, qui enregistre le retour de ses piliers titulaires Phil Vickery et Andrew Sheridan. Le 8 de devant, qui a toujours été l’une des forces de l’Angleterre, affiche 42 kilos (897 contre 855) et 80 sélections (227 contre 147) de plus que son homologue français.
« La théorie des kilos n’est pas exacte car la mêlée est un exercice assez collectif, relativise Retière. Ce n’est pas forcément directement corrélé, mais c’est sûr que les Anglais sont assez massifs, donc il va falloir mettre en place une bonne technique collective pour compenser le déficit de puissance individuelle. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La mêlée française, qui a montré des lacunes lors de ses deux premiers examens en Écosse puis face à l’Irlande, passe un repêchage difficile face à la référence européenne dans le domaine, l’Angleterre, samedi lors de la 3e journée du Tournoi des six nations.
À Édimbourg, le pack a tangué en première période, avec à la clé une pénalité offerte à la botte de l’ouvreur écossais Dan Parks. Au Stade de France contre l’Irlande, il a souffert après la pause et les remplacements effectués par l’encadrement, qui étaient pourtant destinés à injecter du sang frais.
Et suprême affront, devant son public, la mêlée française a été sanctionnée d’un essai de pénalité pour la première fois depuis 1996.
« On l’a encore en mémoire », avoue le talonneur William Servat.
« C’est sûr que ça...