Pétrole
L’or noir clôture pour la 1re fois
au-dessus des 100 dollars
le 20 février 2008 à 00h00
Les prix du baril de pétrole ont dépassé le seuil des 100 dollars hier à New York, dans un marché spéculant sur une possible baisse de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui représente environ 40 % de l’offre mondiale de brut. Fermé lundi pour cause de jour férié aux États-Unis, le New York Mercantile Exchange (Nymex) a rouvert hier avec le baril de « light sweet crude » pour livraison en mars à 98,36 dollars, en hausse de 2,86 dollars. Vers 18h10 GMT, le baril bondissait de 3,54 dollars à 99,04 dollars. Les cours ont clôturé à 100,01 dollars le baril.
« Les intervenants sont inquiets du niveau de l’offre, alors que la demande reste ferme », expliquait William Edwards, analyste au cabinet éponyme.
L’OPEP évoque de plus en plus la possibilité de réduire sa production lors de sa réunion du 5 mars à Vienne (Autriche), selon l’analyste.
Lors de leur précédente réunion en février, les treize membres du cartel avaient rejeté les appels répétés des pays consommateurs à une hausse de leur production, estimant le marché suffisamment approvisionné. L’OPEP avait finalement opté pour un statu quo.
D’autres signes d’une éventuelle perturbation de l’offre favorisaient également la nouvelle progression des cours de l’or noir, notamment l’explosion lundi d’une raffinerie au Texas (sud des États-Unis), qui traite 70 000 barils de brut par jour. Quatre employés ont été blessés.
« La raffinerie ne rouvrira pas tant que nous n’avons pas déterminé les causes de l’incendie », a indiqué Blake Lewis, un porte-parole de Alon USA, propriétaire de la raffinerie.
Certes, l’impact sur l’approvisionnement de brut va être « limité et temporaire », mais cet incident tombe à un moment où il y a plein de doutes sur le niveau de l’offre, a commenté Phil Flynn (Alaron Trading).
Les intervenants gardaient aussi un œil sur les développements du bras de fer entre le Venezuela et le géant pétrolier américain ExxonMobil, les victoires judiciaires du second contre le premier ayant entraîné des menaces d’arrêt de livraisons vénézuéliennes aux États-Unis.
« Tout est réuni pour qu’on renoue avec le seuil des 100 dollars » le baril, estimait M. Edwards.
Les prix du baril de pétrole ont dépassé le seuil des 100 dollars hier à New York, dans un marché spéculant sur une possible baisse de la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui représente environ 40 % de l’offre mondiale de brut. Fermé lundi pour cause de jour férié aux États-Unis, le New York Mercantile Exchange (Nymex) a rouvert hier avec le baril de « light sweet crude » pour livraison en mars à 98,36 dollars, en hausse de 2,86 dollars. Vers 18h10 GMT, le baril bondissait de 3,54 dollars à 99,04 dollars. Les cours ont clôturé à 100,01 dollars le baril.
« Les intervenants sont inquiets du niveau de l’offre, alors que la demande reste ferme », expliquait William Edwards, analyste au cabinet éponyme.
L’OPEP évoque de plus en plus la possibilité de réduire sa production...
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