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Actualités - Chronologie

Les « mères de Beslan » manifestent pour dénoncer des pressions du parquet

Des femmes de la Voix de Beslan, association de victimes de la prise d’otages à l’école de Beslan, ont manifesté hier devant le parquet à Vladikavkaz (Ossétie du Nord, Caucase russe) pour réclamer la vérité et dénoncer des pressions du parquet. « Nous poursuivrons notre action tant que les autorités ne nous laisseront pas (...) connaître la vérité sur ce qui s’est passé dans l’école, sur les raisons de la mort de nos enfants », a déclaré la présidente de l’association, Ella Kessaïeva, accompagnée d’une soixantaine de personnes. Cette prise d’otages par un commando protchétchène en septembre 2004 s’était soldée par la mort de 331 personnes dont 186 enfants. Les circonstances de son dénouement, notamment le rôle des forces de l’ordre, restent controversées. « Nous ne nous laisserons pas impressionner par l’ouverture d’affaires fictives et les tentatives de nous faire peur. Nous irons jusqu’au bout », a ajouté Mme Kessaïeva, qui n’a pu obtenir d’être reçue par le procureur local, Guerman Chtadler. Le 15 février, une enquête a été ouverte contre Mme Kessaïeva pour « insultes » et « actes de violence contre des représentants de l’État ». Elle est accusée d’avoir frappé des fonctionnaires du tribunal de Beslan. L’ONG fait l’objet d’un procès pour « extrémisme » pour avoir diffusé des déclarations fustigeant la gestion de la prise d’otages par Vladimir Poutine, l’accusant notamment d’avoir menti sur les circonstances du drame.
Des femmes de la Voix de Beslan, association de victimes de la prise d’otages à l’école de Beslan, ont manifesté hier devant le parquet à Vladikavkaz (Ossétie du Nord, Caucase russe) pour réclamer la vérité et dénoncer des pressions du parquet. « Nous poursuivrons notre action tant que les autorités ne nous laisseront pas (...) connaître la vérité sur ce qui s’est passé dans l’école, sur les raisons de la mort de nos enfants », a déclaré la présidente de l’association, Ella Kessaïeva, accompagnée d’une soixantaine de personnes. Cette prise d’otages par un commando protchétchène en septembre 2004 s’était soldée par la mort de 331 personnes dont 186 enfants. Les circonstances de son dénouement, notamment le rôle des forces de l’ordre, restent controversées. « Nous ne nous laisserons pas...