« Cette place appartient à chacun d’entre vous ; c’est la place de tout Libanais libre qui refuse de vivre autrement que la tête haute sur la terre du Liban », a dit Nayla Moawad aux centaines de milliers de Libanais massés place des Martyrs.
« Cette place est celle de vos victoires, de vos aspirations, de vos rêves, c’est ici que vous avez brisé le joug de la tutelle et des services, que vous avez regagné l’indépendance de votre pays, que vous avez expulsé l’armée syrienne et les services de renseignements du Liban.
« C’est d’ici que vous avez sauvé l’enquête internationale de l’étouffement et que vous avez obtenu l’instauration du tribunal international, après la fermeture des portes du Parlement (…).
« Vous êtes là pour dire : Nous, le peuple du Liban, n’accepterons plus que le sang de nos martyrs soit versé sur l’autel des marchés régionaux ou internationaux (…) ; nous refusons à tout prix que le régime de tutelle soit rétabli ; nous refusons d’être considérés comme un espace de lutte pour les autres, que le sort de notre pays soit lié à celui du Hamas en Palestine, aux intérêts de l’Armée du mahdi en Irak, aux intérêts du régime syrien qui souhaite négocier avec Israël sur nos cadavres, ou aux intérêts nucléaires iraniens. Nous sommes là pour dire “ Liban d’abord ”, “ Liban d’abord ”, “ Le peuple du Liban d’abord ”.
« (…) Nous, le peuple du Liban, sommes attachés aux institutions qui garantissent notre existence libre, et d’abord à l’Église et au patriarcat maronite, comme au patriarche Sfeir, le père de l’indépendance.
« Nous n’accepterons pas que l’Église soit malmenée par quiconque, pour le compte du régime syrien (…).
« Nous vaincrons ! Nous vaincrons par notre détermination, nous vaincrons par la force du droit, pacifiquement, démocratiquement, nous vaincrons.
« Et pour donner force au Liban, pour redresser l’État, pour garantir la pérennité de notre régime démocratique pluraliste et libre, le préalable indispensable à un équilibre des institutions, à la justice et à la protection du tribunal, à la sécurité, à la stabilité, à la libération de Beyrouth et à une relance du cycle économique, c’est l’élection immédiate d’un nouveau président de la République qui est requise. C’est-à-dire l’élection du général Michel Sleimane immédiatement, sur la base de l’initiative arabe. »
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« Cette place est celle de vos victoires, de vos aspirations, de vos rêves, c’est ici que vous avez brisé le joug de la tutelle et des services, que vous avez regagné l’indépendance de votre pays, que vous avez expulsé l’armée syrienne et les services de renseignements du Liban.
« C’est d’ici que vous avez sauvé l’enquête internationale de l’étouffement et que vous avez obtenu l’instauration du tribunal international, après la fermeture des portes du Parlement (…).
« Vous êtes là pour dire : Nous, le peuple du Liban, n’accepterons plus que le sang de...