IRAN
Khatami qualifie le rejet des candidats réformateurs de « catastrophe »
le 08 février 2008 à 00h00
L’ancien président iranien Mohammad Khatami a qualifié de « catastrophe » la disqualification de milliers de candidats réformateurs pour les législatives du 14 mars et jugé que ce phénomène menaçait la révolution islamique. Le réformateur Mohammad Reza Aref, qui avait occupé la fonction de vice-président quand M. Khatami était président (1997-2005), a décidé de ne pas se présenter aux législatives, même si sa candidature a été acceptée, car la plupart de ses proches ont été disqualifiés, a-t-on appris hier. Les comités exécutifs chargés d’organiser les élections, dépendant du ministère de l’Intérieur, ont disqualifié le mois dernier quelque 2 000 candidats, dont un bon nombre de réformateurs. Les dirigeants réformateurs ont affirmé que le rejet de ces candidatures anéantissait leurs chances face aux conservateurs, qui contrôlent le Parlement. « Que l’on rejette les qualifications de personnes honorables, de bons musulmans pose problème, a dit M. Khatami. Mais ce qui est encore plus triste est cette tendance actuelle (à disqualifier les candidats) qui compromet la révolution, le système et le bien-être de la société. » Le rejet massif de candidats réformateurs avait permis en 2004 aux conservateurs de reconquérir le Parlement. M. Khatami, qui est une des principales figures du camp réformateur, a multiplié ces derniers mois les attaques contre la politique de l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, son successeur à la présidence. « Si cette tendance se poursuit, cela deviendra très dangereux », a-t-il averti.
L’ancien président iranien Mohammad Khatami a qualifié de « catastrophe » la disqualification de milliers de candidats réformateurs pour les législatives du 14 mars et jugé que ce phénomène menaçait la révolution islamique. Le réformateur Mohammad Reza Aref, qui avait occupé la fonction de vice-président quand M. Khatami était président (1997-2005), a décidé de ne pas se présenter aux législatives, même si sa candidature a été acceptée, car la plupart de ses proches ont été disqualifiés, a-t-on appris hier. Les comités exécutifs chargés d’organiser les élections, dépendant du ministère de l’Intérieur, ont disqualifié le mois dernier quelque 2 000 candidats, dont un bon nombre de réformateurs. Les dirigeants réformateurs ont affirmé que le rejet de ces candidatures anéantissait leurs chances...
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