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Religion Nous devons « composer » avec la charia, estime l’archevêque de Cantorbéry

L’archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, chef des 77 millions d’anglicans dans le monde, a qualifié hier d’« inévitables » la reconnaissance et l’application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la « charia » (droit coranique). D’autres religions bénéficient d’une certaine tolérance quant au respect de leurs règles en Grande-Bretagne, a souligné le prélat, qui a appelé à « un ajustement constructif » avec les traditions musulmanes dans certains domaines. « Certains préceptes de la charia sont déjà reconnus dans notre société et dans notre droit, donc ce n’est pas comme si on introduisait un système étranger et concurrent », a-t-il estimé. La question de l’intégration de 1,8 million de musulmans qui vivent en Grande-Bretagne a fait l’objet de vifs débats après les attentats de juillet 2005 dans les transports en commun à Londres. L’archevêque précise cependant que la « charia » ne pourra prévaloir en Grande-Bretagne sur « les droits qui sont garantis aux (...) citoyens en général ». En revanche, certains différends financiers ou conjugaux pourraient être tranchés conformément aux préceptes de la « charia », explique-t-il. L’Église de Grèce élit à sa tête un modéré, Mgr Iéronimos L’évêque de Thèbes, Mgr Iéronimos (70 ans), considéré comme un modéré, a été élu hier archevêque d’Athènes et chef de l’Église de Grèce, non séparée de l’État, pour succéder au conservateur Mgr Christodoulos, décédé le 28 janvier. Mgr Iéronimos est notamment connu pour entretenir de bonnes relations avec le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, chef spirituel de tous les orthodoxes, contrairement à son prédécesseur. Il a été élu à la majorité absolue des membres de l’instance dirigeante de l’Église, le Saint-Synode, à l’issue d’un deuxième tour. Son principal rival était le métropolite de Sparte, Mgr Efsthathios (68 ans), un conservateur dans la ligne de l’archevêque défunt, défenseur d’une Église forte et influente. Mgr Iéronimos a indiqué qu’il n’entendait pas gouverner par « des actes extrémistes », soutenant que l’Église devait trouver « une autre langue de communication ». Il se serait même déclaré ouvert à l’examen d’une éventuelle séparation de l’Église de Grèce et de l’État, un sujet encore largement tabou dans le pays.
L’archevêque de Cantorbéry, le révérend Rowan Williams, chef des 77 millions d’anglicans dans le monde, a qualifié hier d’« inévitables » la reconnaissance et l’application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la « charia » (droit coranique). D’autres religions bénéficient d’une certaine tolérance quant au respect de leurs règles en Grande-Bretagne, a souligné le prélat, qui a appelé à « un ajustement constructif » avec les traditions musulmanes dans certains domaines. « Certains préceptes de la charia sont déjà reconnus dans notre société et dans notre droit, donc ce n’est pas comme si on introduisait un système étranger et concurrent », a-t-il estimé. La question de l’intégration de 1,8 million de musulmans qui vivent en Grande-Bretagne a fait l’objet de vifs débats...