L’Église catholique suisse secouée
par une série de scandales
le 08 février 2008 à 00h00
L’Église catholique suisse, accusée d’avoir dissimulé des affaires d’abus sexuels commis par des prêtres, fait face depuis plusieurs semaines à une série de scandales qui ont culminé avec le suicide d’un ecclésiastique. Le prêtre, âgé de 45 ans, ne supportait plus la « chasse médiatique » dont il faisait l’objet, selon sa famille. Il avait été mis en cause en 2001 pour avoir eu des gestes déplacés envers un mineur dans les années 1980, avant son ordination. Le soupçon entoure les 1 600 prêtres suisses depuis l’affaire d’un capucin accusé d’actes pédophiles en Suisse et en France, que la hiérarchie religieuse a omis de dénoncer. Le capucin avait déjà été impliqué dans des affaires de pédophilie en Suisse dans les années 1960, avant de s’occuper de colonies de vacances dans les années 1980. Mais sa hiérarchie l’avait envoyé en France sans alerter la justice. Aujourd’hui âgé de 67 ans, il vit dans un couvent du nord-ouest de la Suisse. Depuis, l’Église a dénoncé à la justice deux prêtres soupçonnés d’abus sexuels à Fribourg et à Genève. Walter Müller, porte-parole de la Conférence des évêques suisses, espère que le déballage s’arrêtera là. Les cas qui ont fait surface « sont en grande majorité de vieilles affaires », fait-il valoir, soulignant que l’Église suisse applique depuis 2002 des « lignes directrices » qui obligent le clergé à dénoncer les cas graves à la justice. Pressée par le scandale, l’Église vient de mettre en place un téléphone rouge et une commission « SOS Prévention » pour permettre aux victimes ou aux témoins d’abus sexuels de se manifester. Le but de cette commission est de recueillir des témoignages, y compris d’éventuels abuseurs, « qui préfèrent s’adresser à un laïc sans passer par la hiérarchie religieuse », explique la présidente de la commission, l’ancienne juge d’instruction Françoise Morvant. Face à de telles affaires, la hiérarchie de l’Église « est en mauvaise posture pour agir », explique-t-elle : elle est prise entre, d’un côté, son obligation de dénoncer ces agissements à la justice et, de l’autre côté, les secrets professionnel et de la confession. La Suisse compte environ 42 % de catholiques et 33 % de protestants.
L’Église catholique suisse, accusée d’avoir dissimulé des affaires d’abus sexuels commis par des prêtres, fait face depuis plusieurs semaines à une série de scandales qui ont culminé avec le suicide d’un ecclésiastique. Le prêtre, âgé de 45 ans, ne supportait plus la « chasse médiatique » dont il faisait l’objet, selon sa famille. Il avait été mis en cause en 2001 pour avoir eu des gestes déplacés envers un mineur dans les années 1980, avant son ordination. Le soupçon entoure les 1 600 prêtres suisses depuis l’affaire d’un capucin accusé d’actes pédophiles en Suisse et en France, que la hiérarchie religieuse a omis de dénoncer. Le capucin avait déjà été impliqué dans des affaires de pédophilie en Suisse dans les années 1960, avant de s’occuper de colonies de vacances dans les années...
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