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Afghanistan L’insurrection est nourrie par les divisions internationales, estime l’ICG

La communauté internationale manque d’objectifs communs pour stabiliser l’Afghanistan et les tensions perceptibles au sein de l’OTAN renforcent l’insurrection, selon un rapport au vitriol de l’ONG International Crisis Group (ICG) publié hier. « La communauté internationale est de plus en plus fragmentée, ce qui permet à l’insurrection de gagner du terrain », affirme l’ICG dans cette évaluation publiée alors que s’achevait à Tokyo une réunion de deux jours des donateurs soutenant la reconstruction de l’Afghanistan. L’insurrection grandissante, six ans après le renversement des talibans, « reflète l’échec collectif de s’attaquer aux racines de la violence », dit l’ICG, une organisation indépendante créée en 1994 par le financier et philanthrope George Soros. La Grande-Bretagne est accusée d’initiatives inadéquates et « déstabilisantes », dont des propos publics sur d’éventuelles négociations avec les talibans. Washington est montré du doigt pour s’entêter à vouloir éradiquer le pavot par arrosage de produits chimiques « en dépit de la résistance de presque tous les acteurs » sur le terrain. L’ONU, dit le rapport, « a perdu beaucoup de son leadership ces dernières années » et a échoué à s’imposer « comme coordinateur des efforts internationaux ». Washington et ses alliés sont aussi épinglés pour avoir « créé des structures parallèles de pouvoir » avec les équipes de reconstruction provinciales (PRT) civilo-militaires, dotées de projets pas toujours en harmonie avec les besoins locaux. Les alliés sont aussi accusés de n’être pas assez fermes envers « ceux qui dans les rangs du pouvoir sont impliqués dans le commerce de la drogue ». Ce rapport est publié alors qu’à Londres, la secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice reconnaissait que l’OTAN est confrontée à une « véritable épreuve » en Afghanistan. Les États-Unis et leur allié britannique pressent les autres membres de l’Alliance de déployer davantage de troupes de combat dans le Sud afghan, où les talibans sont particulièrement actifs.
La communauté internationale manque d’objectifs communs pour stabiliser l’Afghanistan et les tensions perceptibles au sein de l’OTAN renforcent l’insurrection, selon un rapport au vitriol de l’ONG International Crisis Group (ICG) publié hier.
« La communauté internationale est de plus en plus fragmentée, ce qui permet à l’insurrection de gagner du terrain », affirme l’ICG dans cette évaluation publiée alors que s’achevait à Tokyo une réunion de deux jours des donateurs soutenant la reconstruction de l’Afghanistan. L’insurrection grandissante, six ans après le renversement des talibans, « reflète l’échec collectif de s’attaquer aux racines de la violence », dit l’ICG, une organisation indépendante créée en 1994 par le financier et philanthrope George Soros.
La Grande-Bretagne est accusée...