« Les dirigeants politiques rendent les relations
plus difficiles entre Libanais », dénonce Fadlallah
le 06 février 2008 à 00h00
L’uléma Mohammad Hussein Fadlallah a reçu hier une délégation de l’Église luthérienne allemande, venue lui présenter ses condoléances pour les martyrs de la guerre de juillet 2006 et pour les morts qui sont tombés dernièrement à Mar Mikhaël. La réunion s’est déroulée en présence du secrétaire général du Conseil des Églises du Moyen-Orient, Gergès Ibrahim Saleh.
Sayyed Fadlallah a ainsi estimé que « le problème mondial découle de l’absence de dialogue objectif et rationnel (entre les peuples) et du manque de compréhension entre les individus ». « Cela a des répercussions sur les relations entre les peuples, et entre les groupes religieux et politiques », a-t-il déploré. Critiquant l’Administration américaine « qui cherche à diriger les peuples et qui présente l’islam comme une religion ambitieuse dont les adeptes cherchent à envahir le monde », il a insisté sur la nécessité « de raviver le dialogue religieux à travers le monde pour réunir l’humanité ».
Évoquant la situation libanaise, l’uléma a assuré que « les chrétiens ne sont pas tous d’un seul bord politique, de même que les musulmans », précisant que « cela n’empêche pas le peuple libanais de faire preuve d’ouverture, car le peuple croit dans le dialogue et recherche l’unité ». « Cependant, a-t-il observé, la classe politique et les dirigeants traditionnels œuvrent à rendre plus difficiles les relations entre les Libanais. »
Sayyed Mohammad Hussein Fadlallah a enfin indiqué que « les relations de l’islam avec l’Église sont bonnes car les deux religions se retrouvent sur les valeurs humaines et spirituelles ».
L’uléma Mohammad Hussein Fadlallah a reçu hier une délégation de l’Église luthérienne allemande, venue lui présenter ses condoléances pour les martyrs de la guerre de juillet 2006 et pour les morts qui sont tombés dernièrement à Mar Mikhaël. La réunion s’est déroulée en présence du secrétaire général du Conseil des Églises du Moyen-Orient, Gergès Ibrahim Saleh.
Sayyed Fadlallah a ainsi estimé que « le problème mondial découle de l’absence de dialogue objectif et rationnel (entre les peuples) et du manque de compréhension entre les individus ». « Cela a des répercussions sur les relations entre les peuples, et entre les groupes religieux et politiques », a-t-il déploré. Critiquant l’Administration américaine « qui cherche à diriger les peuples et qui présente l’islam comme une religion...
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