Les Arabes israéliens, en grève,
protestent contre une décision judiciaire
le 02 février 2008 à 00h00
Les Arabes israéliens ont protesté hier contre le refus de la justice de poursuivre des policiers qui avaient tué treize des leurs au début de l’intifada lors d’une grève générale et une marche à laquelle ont participé des milliers de personnes. La marche, qui a aussi rassemblé les élus arabes de la Knesset (Parlement israélien), des maires et des dignitaires religieux, a eu lieu à Sakhnine en Basse- Galilée, où 13 manifestants arabes avaient été tués par la police israélienne en octobre 2000. Les manifestants ont porté symboliquement 14 cercueils, treize avec les noms des victimes et le quatorzième « pour la justice qu’on enterre ». Ils ont scandé des slogans contre l’occupation israélienne. Certains ont même clamé le nom de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. « Nous voulons vivre dans la dignité et nous voulons que le monde nous rende justice », a déclaré, en haranguant la foule, Chawki Khatib, président du « Comité de suivi », une organisation représentative de la population arabe en Israël. Il s’en est violemment pris au système judiciaire en Israël, l’accusant de « légitimer le meurtre ».
Outre la marche, la population arabe d’Israël a largement suivi une grève générale en signe de protestation. Dans certaines localités, comme Sakhnine, la grève était totale, alors qu’ailleurs, dans la ville de Nazareth et d’autres localités, environ 70 % des magasins étaient fermés, selon une correspondante de l’AFP.
Les Arabes israéliens ont protesté hier contre le refus de la justice de poursuivre des policiers qui avaient tué treize des leurs au début de l’intifada lors d’une grève générale et une marche à laquelle ont participé des milliers de personnes. La marche, qui a aussi rassemblé les élus arabes de la Knesset (Parlement israélien), des maires et des dignitaires religieux, a eu lieu à Sakhnine en Basse- Galilée, où 13 manifestants arabes avaient été tués par la police israélienne en octobre 2000. Les manifestants ont porté symboliquement 14 cercueils, treize avec les noms des victimes et le quatorzième « pour la justice qu’on enterre ». Ils ont scandé des slogans contre l’occupation israélienne. Certains ont même clamé le nom de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. « Nous voulons vivre dans la dignité...
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