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Fatfat : « Nous sommes en guerre, c’est aussi clair que ça ! »

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a estimé que le Liban vit « une véritable situation de guerre » et que l’on tente de liquider les institutions de l’État. Réagissant à l’attentat contre l’officier des renseignements des FSI Wissam Eid, M. Fatfat a affirmé qu’il a été pris pour cible « parce qu’il était le cerveau qui a pu déchiffrer le réseau de communications qui a coordonné l’assassinat du président Rafic Hariri ». « C’est également en partie grâce à lui qu’en mai dernier, grâce au déchiffrement de certaines communications téléphoniques, les FSI avaient pu localiser un appartement de Tripoli où se cachaient un grand nombre de chefs terroristes de Fateh el-Islam. » M. Fatfat a par ailleurs fait état des grandes difficultés rencontrées par les services de sécurité libanais, « qui ont dû repartir à zéro il y a deux ans et demi, avec l’émergence de la phase de l’indépendance ». Et le ministre de se demander comment les services de sécurité des FSI ou l’armée peuvent être efficaces alors qu’il existe au Liban de nombreuses zones où elles sont interdites d’entrée. Et de citer, à ce sujet, les 14 camps palestiniens – 13 sans Nahr el-Bared –, un certain nombre de bases sécuritaires relevant de la sécurité syrienne, sous le couvert des organisations Fateh-Intifada et Fateh-commandement général, sans compter des « périmètres de sécurité » (NDLR : relevant du Hezbollah). L’une des bases palestiniennes prosyriennes (NDLR : Naamé) est située à seulement 7 kilomètres des pistes d’atterrissage de l’aéroport, a-t-il remarqué. « Si l’on ajoute que la frontière syrienne est si proche que n’importe quel criminel peut se retrouver en dehors du Liban moins d’une heure après avoir commis son crime, on mesure les difficultés rencontrées par les FSI », a souligné le ministre. Par ailleurs, M. Fatfat a rappelé le tollé soulevé par le projet du gouvernement d’installer des caméras de surveillance aux entrées de Beyrouth. « Voilà pourquoi, a affirmé M. Fatfat, tout le monde doit réaliser que nous vivons une véritable situation de guerre, ce qui fait assumer une lourde responsabilité aux États de la Ligue arabe ainsi d’ailleurs qu’à la communauté internationale (...) C’est avec cette clarté de vue qu’il faut analyser la situation. » « Désormais, a conclu le ministre, quiconque s’en prend aux FSI ou à l’armée doit être considéré comme coupable de haute trahison. »
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a estimé que le Liban vit « une véritable situation de guerre » et que l’on tente de liquider les institutions de l’État.
Réagissant à l’attentat contre l’officier des renseignements des FSI Wissam Eid, M. Fatfat a affirmé qu’il a été pris pour cible « parce qu’il était le cerveau qui a pu déchiffrer le réseau de communications qui a coordonné l’assassinat du président Rafic Hariri ».
« C’est également en partie grâce à lui qu’en mai dernier, grâce au déchiffrement de certaines communications téléphoniques, les FSI avaient pu localiser un appartement de Tripoli où se cachaient un grand nombre de chefs terroristes de Fateh el-Islam. »
M. Fatfat a par ailleurs fait état des grandes difficultés rencontrées par les services de...