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BANQUE Société générale : les autorités françaises tentent de rassurer les clients

Les autorités françaises, Nicolas Sarkozy en tête, s’employaient hier à rassurer les 10,5 millions de clients français de la Société générale après l’annonce de pertes colossales dues selon la banque aux opérations incontrôlées d’un jeune courtier. En visite en Inde, le président Sarkozy a souligné que cette « fraude interne » n’avait « pas touché la solidité ni la fiabilité du système financier français ». « Aucun client ne perd quoi que ce soit, le contribuable n’est pas » mis à contribution « en quoi que ce soit », a renchéri le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. La commission des Finances du Sénat auditionnera mercredi Christian Noyer, Michel Prada, président de l’Autorité des marchés financiers, et un représentant de la Fédération bancaire française (FBF). Parmi les très nombreuses réactions, plusieurs voix se sont élevées pour exprimer un certain étonnement quant à la possibilité qu’un seul homme soit à l’origine de la « fraude », comme l’avance la banque. Selon le Premier ministre français, François Fillon, « il est difficile pour chacun d’entre nous de comprendre comment une personne seule peut, dans un délai relativement court, occasionner des pertes aussi considérables dans un établissement bancaire par ailleurs sérieux et solide ». La banque présidée par Daniel Bouton a annoncé jeudi avoir découvert le week-end dernier qu’un courtier avait réussi à déjouer, seul, tous les systèmes de contrôle de la banque pour accumuler des positions cachées, comprises entre 50 et 75 milliards d’euros selon des sources de marché concordantes. Contrainte de solder au plus vite ces positions en pleine tourmente boursière, la Société générale accuse une perte finale de 4,9 milliards d’euros, à laquelle s’ajoutent 2 milliards de dépréciations d’actifs en raison de la crise financière. Cette opération précipitée, portant sur un volume exceptionnel, a contribué à amplifier le plongeon des marchés boursiers en début de semaine, ont expliqué à l’AFP des analystes. La photo de Jérôme Kerviel, le jeune courtier mis en cause par la banque, s’étalait hier à la une des journaux européens, la presse britannique le qualifiant de « courtier ripou » (« Rogue Trader ») tandis que beaucoup de publications exprimaient elles aussi leurs doutes quant au scénario de l’homme « seul ». Face à ce scepticisme, M. Noyer s’est déclaré « certain » que cette perte n’était pas imputable à la banque, soupçonnée par certains d’avoir cherché à déguiser des pertes liées à la crise « des “subprimes” ». Selon le parquet de Paris, qui a ouvert jeudi une enquête préliminaire, il est « prématuré de tirer une quelconque conclusion » sur les éventuelles conséquences judiciaires de cette « fraude ». Pour le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, cette affaire révèle « un vrai problème de régulation, de contrôle du capitalisme financier ».
Les autorités françaises, Nicolas Sarkozy en tête, s’employaient hier à rassurer les 10,5 millions de clients français de la Société générale après l’annonce de pertes colossales dues selon la banque aux opérations incontrôlées d’un jeune courtier. En visite en Inde, le président Sarkozy a souligné que cette « fraude interne » n’avait « pas touché la solidité ni la fiabilité du système financier français ».
« Aucun client ne perd quoi que ce soit, le contribuable n’est pas » mis à contribution « en quoi que ce soit », a renchéri le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.
La commission des Finances du Sénat auditionnera mercredi Christian Noyer, Michel Prada, président de l’Autorité des marchés financiers, et un représentant de la Fédération bancaire française (FBF).
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