Diplomatie
Caramanlis met en garde contre d’« immenses coûts » si les tensions turco-grecques persistent
le 25 janvier 2008 à 00h00
Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a appelé hier à davantage d’efforts pour régler les différends opposant Turcs et Grecs, mettant en garde contre d’« immenses coûts » si les tensions entre les deux voisins persistaient.
«Nous avons beaucoup à gagner en avançant ensemble. Mais nous perdrons en suivant le chemin des tensions et des hostilités », a déclaré le premier chef de gouvernement grec à visiter la Turquie depuis 49 ans, lors d’un discours à l’Université Bilkent d’Ankara. « Le chemin sera long et difficile », mais « le coût de ne pas avancer (...) sera immense », a averti M. Caramanlis.
Arrivé mercredi à Ankara pour une visite officielle de trois jours, le Premier ministre grec a déclaré soutenir la candidature de la Turquie à l’Union européenne, tout en soulignant que l’adhésion ne se fera que quand les Turcs auront accepté toutes les normes européennes. « Une Turquie européenne sera au profit d’abord de son peuple et ensuite de sa région et de tout le continent », a-t-il affirmé.
En dépit de leurs litiges, notamment sur des questions de souveraineté en mer Égée qui les sépare, les deux pays voisins et alliés au sein de l’OTAN ont amélioré leurs relations depuis 1999, après un élan spontané de leurs populations frappées par des séismes meurtriers.
Mercredi, après leur rencontre, M. Caramanlis et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont exprimé leur volonté de régler leurs différends.
M. Caramanlis s’est entretenu hier avec le chef de l’opposition parlementaire Deniz Baykal, après avoir déposé une gerbe au mausolée du fondateur de la République turque Mustafa Kemal Atatürk, qui chassa les armées d’occupations grecques d’Anatolie occidentale au terme d’une guerre de libération de 1919 à 1922. Il s’est ensuite rendu à Istanbul pour rencontrer les milieux d’affaires et le patriarche œcuménique de Constantinople, Batholomée Ier, chef spirituel de l’orthodoxie. Le Premier ministre grec devait rentrer aujourd’hui à Athènes.
Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a appelé hier à davantage d’efforts pour régler les différends opposant Turcs et Grecs, mettant en garde contre d’« immenses coûts » si les tensions entre les deux voisins persistaient.
«Nous avons beaucoup à gagner en avançant ensemble. Mais nous perdrons en suivant le chemin des tensions et des hostilités », a déclaré le premier chef de gouvernement grec à visiter la Turquie depuis 49 ans, lors d’un discours à l’Université Bilkent d’Ankara. « Le chemin sera long et difficile », mais « le coût de ne pas avancer (...) sera immense », a averti M. Caramanlis.
Arrivé mercredi à Ankara pour une visite officielle de trois jours, le Premier ministre grec a déclaré soutenir la candidature de la Turquie à l’Union européenne, tout en soulignant que...
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