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L’opposition s’en prend avec virulence à Gemayel, Geagea et Joumblatt

L’opposition a violemment réagi hier aux propos tenus par les forces du 14 Mars dénonçant les termes du discours prononcé samedi dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait annoncé que son parti détenait des fragments de dépouilles de soldats israéliens tombés au cours de la guerre de juillet 2006. À la « répugnance » exprimée par plusieurs pôles de la majorité au discours du secrétaire général, l’opposition a répondu par la consternation, dénonçant la « compassion » ressentie par certains responsables libanais pour « l’ennemi », bien plus que pour leurs propres citoyens massacrés par l’armée israélienne. Dans une réplique au ton exceptionnellement emporté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a affirmé que l’ancien chef de l’État, Amine Gemayel, a eu « un élan de mansuétude envers les soldats israéliens venus tuer les Libanais sur leur propre territoire, démontrant ainsi qu’il n’a pas de problème avec les milliers de Libanais massacrés. Par contre, il semble avoir un sursaut de conscience humanitaire envers les dépouilles des Israéliens ». S’adressant à l’ancien président, le dignitaire chiite l’a accusé « d’avoir morcelé le pays et assisté au massacre des Libanais » lorsqu’il était à la tête de l’État. « Si seulement vous pouviez réaliser ce que vous aviez fait de ce pays (...). Si seulement vous aviez eu pitié, durant la guerre civile, des restes humains, de l’avenir de la population et de leurs possessions », s’est exclamé cheikh Kabalan. Réagissant à son tour aux propos du chef des FL, Samir Geagea, au sujet des soldats israéliens, le député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a parodié la « crainte exprimée » par le leader chrétien sur l’annonce des « restes » des soldats israéliens. « Nous nous attendions à ce que cette information suscite un remous et une peur parmi les responsables et les militaires israéliens. Mais la surprise est venue de la part de certains Libanais relevant du camp du 14 Février, dont la réaction sur cette affaire a été bien plus puissante que celle des sionistes », a-t-il dit. Aux affirmations du chef des FL sur l’existence d’un « conflit entre deux visions », le député de l’opposition a répondu : « Oui, en effet. Le conflit est entre les supporters du projet américain dont Samir Geagea et ses partenaires au sein du 14 Février font partie, et le peuple libanais, avec à leur tête l’opposition qui aspire à la souveraineté et à l’indépendance. » Et Hussein Hajj Hassan de s’en prendre à ce qu’il a appelé « la mission impartie à M. Geagea de servir les intérêts US et de défendre le droit du président américain à dire ce qu’il veut et définir la politique qu’il désire dans la région, même si cela va à l’encontre des peuples, comme l’élimination du droit de retour des Palestiniens et leur implantation ». De son côté, le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Nawar Sahili, a stigmatisé les propos d’Amine Gemayel, ceux de Samir Geagea et du leader druze, Walid Joumblatt, « qui se sont dit offusqués » par les propos du chef du Hezbollah, « ignorant par là les horreurs commises depuis 1948 dans la bande de Gaza ». « Le premier semble s’attendrir sur les accords du 17 Mai et se souvenir des condoléances présentées à Paris à (l’ancien Premier ministre israélien, Yitzhak) Rabin, l’assassin, et se dit choqué. Le second a la nostalgie des massacres qu’il a pris l’habitude de commettre, du nord jusqu’aux camps palestiniens de Sabra et Chatila, en passant par Safra, Sarba et l’assassinat de l’ancien Premier ministre (Rachid Karamé). Il se dit également choqué. Le troisième, enfin, est versatile et hésitant (...). Lui aussi a la nostalgie du carnage commis dans la Montagne. Il s’indigne », a poursuivi Nawar Sahili.
L’opposition a violemment réagi hier aux propos tenus par les forces du 14 Mars dénonçant les termes du discours prononcé samedi dernier par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui avait annoncé que son parti détenait des fragments de dépouilles de soldats israéliens tombés au cours de la guerre de juillet 2006.
À la « répugnance » exprimée par plusieurs pôles de la majorité au discours du secrétaire général, l’opposition a répondu par la consternation, dénonçant la « compassion » ressentie par certains responsables libanais pour « l’ennemi », bien plus que pour leurs propres citoyens massacrés par l’armée israélienne.
Dans une réplique au ton exceptionnellement emporté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a affirmé que l’ancien chef...