Michel Moawad : Le Hezbollah veut appliquer
au Liban un régime à l’iranienne
le 21 janvier 2008 à 00h00
Recevant une délégation du village de Rachiine (Zghorta), Michel Moawad, un des responsables du 14 Mars, a indiqué que « le problème ne se situe pas entre la minorité et la majorité, ou entre le pouvoir et l’opposition, mais que le problème est un problème d’entité, d’identité et de régime ». « Malheureusement, a-t-il poursuivi, le Hezbollah se conduit comme s’il ne fait pas partie du Liban », tout en précisant que « la cause de Hassan Nasrallah dépasse les frontières libanaises et que le Liban est tout petit dans sa cause ». « Mais pour nous, il n’y a de grand que le Liban », a affirmé M. Moawad.
Évoquant le problème lié à l’identité libanaise, Michel Moawad a remarqué que celle-ci est liée au pluralisme, « les chrétiens et les musulmans du Liban étant libanais avant tout. Mais ce pluralisme contredit le projet du Hezbollah d’un gouvernement islamique ». « À défaut d’un gouvernement islamique dont la réalisation est impossible au Liban à l’heure actuelle, comme le remarquait le secrétaire général du Hezbollah, c’est du tiers de blocage qu’il veut se saisir », a constaté M. Moawad.
Et de dénoncer la conviction de Hassan Nasrallah, « basée sur une lecture de l’équilibre des forces, alors que le Liban est le pays du pluralisme, de la liberté et de l’ouverture ». Michel Moawad a aussi dénoncé « la volonté sous-jacente de soumettre le Liban » et « d’instaurer un régime totalitaire », à travers « la participation d’un parti qui porte les armes, qui a des carrés sécuritaires, qui est lié à des fondamentalistes, qui les protège même et qui met des lignes rouges à l’armée libanaise dans la bataille de Nahr el-Bared ».
Quant au problème lié au régime, Michel Moawad a indiqué que « l’unique proposition du Hezbollah vise à saper non seulement Taëf, mais aussi le régime et la démocratie au Liban ». « Car la liberté, au sein de chaque régime démocratique, est liée au respect du droit à la différence, au respect des institutions et au respect de l’alternance du pouvoir avec le respect d’une majorité et d’une minorité. » Or, d’une part, a-t-il dit, « le Hezbollah veut transformer le régime libanais en quelque chose qui ressemble au régime iranien ». Et, d’autre part, « celui qui veut et demande la participation au sein d’un État doit respecter les lois de cet État et notamment accepter que cet État ait le droit exclusif de décision de la guerre et de la paix ».
Recevant une délégation du village de Rachiine (Zghorta), Michel Moawad, un des responsables du 14 Mars, a indiqué que « le problème ne se situe pas entre la minorité et la majorité, ou entre le pouvoir et l’opposition, mais que le problème est un problème d’entité, d’identité et de régime ». « Malheureusement, a-t-il poursuivi, le Hezbollah se conduit comme s’il ne fait pas partie du Liban », tout en précisant que « la cause de Hassan Nasrallah dépasse les frontières libanaises et que le Liban est tout petit dans sa cause ». « Mais pour nous, il n’y a de grand que le Liban », a affirmé M. Moawad.
Évoquant le problème lié à l’identité libanaise, Michel Moawad a remarqué que celle-ci est liée au pluralisme, « les chrétiens et les musulmans du Liban étant libanais avant tout. Mais ce...
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